
Le même jour où l'on apprend le retour triomphal des frites belges (appelées ici "French fries") au menu de la cafet' du Congrès à Washington, le Los Angeles Times nous informe que le centre Pompidou à Paris a détruit deux oeuvres d'art confiées au musée par des artistes californiens pour la grande expo Los Angeles 1955-1985. Deux pièces sont tombées du mur et une troisième se retrouve abimée. Dans une interview, la curatrice de l'expo parisienne a le toupet de dire: "Ce n'est pas de notre faute!" Selon le journal, plusieurs experts estiment qu'un grand musée de cette stature n'a jamais commis autant de dégâts le temps d'une seule expo.
L.A. Observed en appelle à boycotter la moutarde française. Sérieusement, j'ai honte, et honte du fait que les médias français n'en touchent pas un mot (tout le monde est en vacances, évidemment.) Mais je fais un papier pour RFI sur le champ. Du nouveau vendredi: les médias français commencent à couvrir l'affaire: France 2: La grosse maladresse du Centre Pompidou
Mise-à-jour: une dépêche AFP est apparue et cite un communiqué du Centre Pompidou qui exprime, faute d'excuses, ses "plus profonds regrets. Depuis la création du centre il y a 30 ans, il est extrêmement rare que de tels incidents se produisent. Un rapport est en cours."
Le Times de Londres cite une porte-parole de Pompidou plus contrite: "Nous accrochons les oeuvres d'art avec le plus grand soin, et ce genre de choses ne se produit pas. Nous sommes extrêmement désolés."
+ L.A. Frog: They survive earthquakes -- but not French nails.
+ Modern art notes: "how did the works get destroyed? Evil Hogwarts? George W. Bush tried to give them a backrub? Puh-leeze."
Update: an AFP dispatch has materialized in the meantime and quotes a statement from Centre Pompidou. Short of offering any apology, they express "their deepest regrets. Since the creation of the center 30 years ago, such incidents have occured very rarely. A report is in the making."
The Times of London quotes a more contrite spokesperson for the museum: “We take utmost care in hanging works of art and we don’t have this sort of thing happen. We are extremely sorry.”
+ L.A. Frog: They survive earthquakes -- but not French nails.
+ Modern art notes: "how did the works get destroyed? Evil Hogwarts? George W. Bush tried to give them a backrub? Puh-leeze."
Je pars en Europe jusqu'au 5 juin en fermant les commentaires derrière moi, vilain spam oblige...
Michèle Lévy, la présidente de l'Association des Amis de Michel Houellebecq me signale que le précieux écrivain revient à Los Angeles mais sans strip-teaseuses (un an après sa premiere visite californienne) à la librairie Skylight Books à Los Angeles, le 2 juin à 19h30. Michèle recherche des témoignages. Elle serait reconnaissante si les personnes sur place pouvaient lui signaler des compte-rendus sur les blogs locaux, en anglais ou en français, ou lui donner directement leurs impressions (houelle AROBASE magic POINT fr)
Merci, et bonjour chez vous.
Michèle Lévy, the president of the French association Friends of Michel Houellebecq is telling me that the valuable writer will come back to Los Angeles, but without the strippers (one year after his first visit to California) at the Skylight Bookstore in Los Angeles, June 2 at 7:30. Michèle is looking for accounts. She would appreciate if people going there could send links pointing to any coverage on local blogs or send her their own impressions of the event directly to her at (houelle AT magic DOT fr)
Thank you and be seeing you.

J'adore le magazine des objets trouvés américains, Found Magazine, dont le blog est rempli de pépites (papiers, photos, notes.) Lors d'une balade à Franklin Hills avec le copain Ken B., nous avons ramassé par terre un dessin d'enfant très dérangeant d'un gamin sur des toilettes, avec de l'autre côté de la porte... Michael Jackson, qui dit "toc toc" et essaye d'entrer. Ken l'a envoyé à Found.
Notre ami photographe de Marseille Eric Franceschi, collectionne les négatifs dans la rue et son nouveau site (appuyez sur la langue pour entrer) comprend toute une section géniale de photos de femmes inconnues, arrachées à l'oubli comme les petites filles ci-dessus.
Gros problème de serveur: tous les mails envoyés depuis 4 jours à l'adresse @emmanuelle.net ont été engloutis, suite à l'attaque d'un virus ce week-end. Mieux vaut utiliser l'adresse du blog pour me joindre, sachant que je tape au ralenti ces jours-ci (on appelle ca troubles-musculo-squelettiques: fun!)
VIDEO! A Austin au Texas, nous levions un toast aux nouveaux mariés Dan et Sara quand Charlie a trouvé un papillon dans son champagne. Délirant de bonheur dans la nature texane loin de nos ordinateurs, nous avons observé le beau lépidoptère pendant dix bonnes minutes, pomper du champagne avec sa petite trompe. Bonnie a immédiatement surnommé notre bête "le Ken Layne des papillons," en hommage à l'endurance de l'ami Ken. Comme toujours, Tony auteur de cette cascade-vidéo a tous les détails sur son blog ainsi qu'un portrait formidable de la mariée.
L'ami Tony Pierce a passé un sale week-end: il a appris que l'un des fans de son blog a été arrêté dans l'Oklahoma pour avoir tué une petite fille de 10 ans, dans le but de la manger. "Il n'avait pas de casier judiciaire," écrit Tony (qui, pour le situer, avait fait l'ouverture du sujet d'Envoyé Spécial sur les blogs.) "Il n'avait pas d'arme à feu. Ne prenait pas de drogues, à en lire son blog, et ne buvait pas. Juste un type de la rue, quelqu'un à qui vous pouviez dire 'salut' s'il portait une casquette des Cubs ou un maillot des Raiders."
Le garçon de 24 ans avait repris un article de Tony sur son blog et Tony l'avait signalé dans ses liens. Tony est malade en songeant à la complicité que ce monstre a pu éprouver en lisant son blog, au point de le mettre dans sa liste de liens préférés. Tony avait placé des liens en retour, ce qu'on appelle entre amis ici "un échange de linky love". Hier, Tony a commencé à dire que le type était certainement rejeté par les filles, et que les nanas devraient faire des efforts... avant de reprendre ses esprits, heureusement, et de conclure: "Oui, j'ai perdu la tête."
Film Thread a sélectionné les dix films tournés à L.A. à ne pas manquer, et le blog L.A. Voice rajoute ses favoris. Ils oublient le film avec la plus formidable poursuite en bagnole à contre-sens sur l'autoroute: To Live and Die in L.A. traduit par Police Fédérale Los Angeles en français, avec un sex symbol des années 80 (oh yeah), William Peterson (désormais dans la série Les Experts.) En télé, je ne saurais trop recommander la série de HBO Entourage, sur une star montante de Hollywood et son entourage à Los Angeles, pas encore diffusée en France à ce que je sache. L'agent-requin du jeune acteur, Ari Gold, interprété par Jeremy Piven, est l'un des meilleurs personnages de télévision -- tout court.
[Ari Gold Best Of in this video]
Une chose me rassure: même si la mairie de Los Angeles a déclaré le 4 avril "Crash day" en l'honneur du film Crash (Collision en V.F.) de Paul Haggis, lauréat de l'Oscar du meilleur film, cette bouse n'apparait dans aucune des listes du "best of L.A." Matt a expliqué en détail dans une chronique pour le L.A.Times pourquoi le film nous donne envie de vomir un taco. Nous ne sommes pas les seuls. Cet après-midi, l'ami Ken B. est allé célébrer Pâques dans le restaurant gay mexicain du quartier, Casita Del Campo, fondé par l'un des danseurs latinos dans West Side Story. Bref, Ken nous raconte que le petit théâtre en sous-sol avait préparé une chasse aux oeufs particulière pour les spectateurs: ils ont chacun découvert sous leur siège une copie du DVD de Crash ("blanc comme l'album blanc des Beatles"). Eclat de rire général. On prend Crash très au sérieux ici!
Cheeta, le plus vieux chimpanzé du monde a fêté son 74ième anniversaire cet après-midi en Californie entourés d'amis, avec un soda light et un gâteau sans sucre (il a du diabète, mais mis à part ca, il est en super forme.) Quelques photos sont ici; un article suivra. En attendant, voici une interview avec Dan, le "maître" de Cheeta sur NPR (en anglais).
Alan Pavlik de Just above Sunset me rappelle que Bernard Henri Lévy présentera son nouveau livre ce week-end à Los Angeles. Comment ai-je pu oublier? Hélas, dimanche je serai dans le désert, pour interviewer... un chimpanzé. Véridique. Mais pour ceux que cela intéresse, notez:
Saturday: Bernard-Henri Lévy, Paul Holdengräber. Academics present discussion, “What Can a Frenchman Tell Us About America?” as part of OTIS Speaks lecture series. Writers Guild of America Theater, 135 S. Doheny Dr, Beverly Hills, (866) 468-3399. Sat at 4.Sunday: Bernard-Henri Levy @ Book Soup
8818 West Sunset Boulevard, West Hollywood
The writer presents and signs his book, "American Vertigo: Traveling America in the Footsteps of Tocqueville."
April 9: 5 p.m.
Il parait que BHL veut profiter de son séjour pour rencontrer quelques blogueurs de L.A. et Sharon Stone (si elle est en état de se montrer après le flop retentissant de Basic Instinct 2... mais elle a assisté à une précédance conférence de BHL à L.A.)
J'aurais voulu demander à BHL de faire le point sur cette rumeur de film avec George Clooney: BHL essaye parait-il le recruter pour réaliser une adaptation de l'un de ses livres (Who killed Daniel Pearl? Peut-être?) A en croire le Gawker Stalker, Clooney est à New york en ce moment. Personne à Los Angeles n'a oublié la dernière visite de BHL à L.A. et son entourage de rock star.
Alan m'apprend aussi que les Galeries Lafayette mènent une opération spéciale L.A.: le site pailleté à outrance est à ne pas manquer! Surtout si vous vous sentez d'humeur hollywoodienne pour rafler un bermuda déchiré à 169 Euros. L'expo L.A. à Beaubourg n'est pas loin des Galleries Laf' parisiennes et plus raisonnable: 10 Euros.
+ Guillemette: BHL in NYC
+ A l'Heure Américaine: BHL réexporté en France.
Pour ceux encore fascinés par le succès historique de La Marche de l'Empereur aux Etats-Unis, l'émission de radio de KCRW The Business interviewe l'homme qui a racheté les droits du film français à Hollywood et a touché le jackpot (podcast ici). Il explique pourquoi il s'est débarassé des dialogues et de la musique, charmants en France, mais jugés atroces aux USA. Surprise: les rumeurs sur un procès intenté par les producteurs français et relayées par Nikki "EXCLUSIVE!!!!" Finke ne se sont pas matéralisées.
Matt a téléphoné de son arrêt de bus sur Sunset boulevard, où des lycéens manifestaient contre la réforme de l'immigration ce matin, tous dopés par le succès phénoménal de la Gran Marcha de samed (voir ci-dessous.) Il y a avait à peu près 300 ados, quand j'ai pris la photo vers 9h30 du matin (ici.) La police leur a demandé de "dégager la voie, les enfants." Quelques drapeaux mexicains, aucun drapeau américain (pour faire plaisir au commentateur politique Mickey Kaus, qui comptait les drapeaux samedi) , et beaucoup de fils blancs d'écouteurs iPods: pourquoi diable participer à une manif avec son iPod à tue-tête?
PPS: The Los Angeles Times opinion blog, Opinion L.A. has launched, all about immigration today (Tuesday.)
Vu ce matin à Los Angeles à la grande manif des sans-papiers contre plusieurs réformes de l'immigration potentielles: cet Abraham Lincoln latino sur échasses. Il a beaucoup amusé les automobilistes avec pile: le drapeau américain, face: mexicain. Ma copine Cathy a téléphoné de East L.A., en pestant contre les bouchons provoqués par ces terribles gauchistes! Je me rends compte qu'avant de venir aux Etats-Unis, je n'avais jamais développé d'amitiés avec des personnes si formidables et différentes, politiquement ou autre. L'Amérique a un pouvoir singulier. Thank you America.
Le fameux épisode de South Park sur la Scientologie, dont tout le monde parle ici à Hollywood, depuis que Tom Cruise aurait empêché sa rediffusion la semaine dernière, est sur YouTube (gratuitement, pour combien de temps?) A visionner aussi: Stephen Colbert vous explique la Sciento et se laisse influencer par Beck, qui fréquente le nouveau centre de sciento près de chez nous...
PS: South Park Scientology Saga Staggers On: Chef is Back--Or is He?
PPS: In last night's (03/22) episode, The Return of Chef, Chef ends up devoured by wild animals. Watch video here and here. Here's the kids of South Park's eulogy to Chef, a thinly disguised satire of Scientology:
"A lot of us don't agree with the choices the Chef has made in the last few days. Some of us feel hurt and confused that he seemed to turn his back on us. But we can't let the events of the past few weeks take away the memories of how Chef made us smile. We shouldn't be mad at Chef for leaving us. We should be mad at that fruity little club for scrambling his brains."
PPPS: Scientology may be shrinking according to this long and very interesting expose in Rolling Stone magazine.
Lors d'une séance d'interviews ce week-end à New York pour la sortie du nouveau film de Spike Lee, Inside Man (très réussi) Denzel Washington nous a expliqué la différence entre interpréter un flic de New York et un flic de Los Angeles. Son personnage dans Inside Man est new-yorkais pur jus et bavard comme lui. Il décrit les policiers de New York et de Los Angeles dans cet extrait audio (1'22" à télécharger en MP3 ici avec en bonus, une histoire de sandwich aux cornichons.)
"A New York, (pour un flic) il faut avoir du talent dans ses relations avec les gens et savoir s'adapter. A Los Angeles, vous faites signe à la personne d'arrêter sa voiture sur le bas-côté... vous l'isolez, vous sortez de la bagnole... Les flics à L.A. ont plus de contrôle: ils arrivent par derrière. Ici, à New York, vous avez plein de gens autour, vous ne savez pas qui est qui..."
Je peux confirmer: impossible de protester avec les policiers de L.A. Mais si vous faites preuve d'humilité ("Vous avez raison, officer, je me disais justement que je roulais trop vite..") ils sont en général coulants. Du moins dans mon expérience de Frenchie, qui, avec son gros accent, doit certainement les distraire des criminels plus sérieux dans les quartiers alentours, infestés de gangs.
""In New York, (for a cop) you have to have people skills. And you have to adjust. In Los Angeles, you pull out behind someone, you isolate them, you get out of the car... but they have more control. They come out behind you. Here (in NYC), you have people all around, you don't know who's who...""
I can confirm that it's impossible to protest with L.A. cops. But if you act humble ("You're right, officer, I was actually thinking that I was going to fast...") they're pretty lenient. At least that's what I experience as a Frenchie, whose thick accent is probably a little distraction from the more serious thugs in the nearby crime-infested neighborhoods.
(Photo: Universal Studios)
Tous les mails envoyés à mon adresse "emmanuelle.net" ne me parviennent pas depuis ce matin. Essayez plutôt l'adresse en cliquant sur "e-mail" plus haut.
Selon les informations de Nikki Finke, une journaliste spécialisée sur Hollywood (et un sacré personnage,) les réalisateurs français de La Marche de l'Empereur célèbrent leur oscar du meilleur documentaire en préparant peut-être une action en justice envers le distributeur américain, Warner Independent.
J'en ai immédiatement parlé à mon rédacteur en chef à France Info. Il a joint le producteur Yves Darondeau au téléphone, qui dément formellement: le producteur sait que des rumeurs ont circulé à Hollywood, mais en apprenant le contenu du blog de Finke, il affirme "tomber du placard." Darondeau n'est pas allé jusqu'à siffler "non, pas de procès en ce qui me concerne" en language pingouin. (Dimanche soir aux Oscars, l'équipe des manchots avaient sifflé "merci" en recueillant leur trophée. Et l'ont refait en salle de presse: écouter ici.)
L'article sur le blog de Nikki Finke commence à être repris sur le Net, et j'imagine que la presse spécialisée est sur le coup. La perspective du procès pouvait sembler logique, juste après l'Oscar: La marche de l'empereur, le plus gros succès du cinéma français aux Etats-Unis a engrangé près de 80 millions de Dollars au box office, et l'équipe des manchots n'aurait reçu qu'un million, ce, pour les droits de distribution de la version américanisée du documentaire original.
(Photo AP via Yahoo News)
Comme en guise de PS à l'article précédant, cette histoire illustre comment des camphones utilisés à bon escient peuvent conduire à l'arrestation de pervers véritables. L'été dernier, une photo prise à la volée par une jeune femme dans le métro de New York a permis d'identifier et d'arrêter un restaurateur exhibitionniste. Détail important: la photo, d'abord publiée sur Flickr et Craigslist a permi de retrouver le coupable uniquement après l'intervention de la presse traditionnelle dans cette chasse au pervers. Hier, il a plaidé coupable d'obcénité en public et risque trois mois de prison s'il recommence ses méfaits.
Vous vous souvenez des années 80, quand les jeunes Américaines sur les campus exigeaient d'être appellées "women" par les garçons de leur âge au lieu de "girls" et hurlaient au viol à chaque fois qu'un homme osait un compliment sur leur apparence? Je pensais que cette époque d'hystérie collective était révolue. Mais j'apprends par le New York Post que des New-Yorkaises victimes d'agressions verbales machistes ou cochonnes se vengent en photographiant les coupables avec leur téléphone portable. Une demi-douzaine de filles et un garçon publient ensuite les photos en ligne sur un moblog, HollaBack NYC, selon le principe très puritain d'infâmie publique, façon Lettre Ecarlate.
On s'attend à ce que les agresseurs ainsi stigmatisés soient des monstres de muflerie et de grossièreté, la version américaine des lâches sagouins du métro parisien, qui profitent de la cohue des heures de pointe pour peloter les femmes, se frotter contre elles ou s'exhiber. Mais pour déchainer les foudres des vengeresses newyorkaises de Holla Back NYC, il ne suffit pas de grand chose: il y a ce clochard qui a eu l'audace d'appeler une fille "déesse" en espérant obtenir une pièce ou ce black à bonnet qui rappe: "Yo baby, tu es superbe! J'aimerais bien me faire ça! Mmm..." Certes, c'est vulgaire, mais au lieu justement de communiquer ca au type, la "victime" évite toute confrontation et prend la photo sous un faux prétexte! L'une des auteures du blog décrit son aventure la plus traumatisante au New York Post: "Je portais des bottes de cow-boy dorées et ce type me dit: 'Jeune fille, je veux être ton poney!'"
Oh, le cauchemar! L'article ne dit pas si ces nanas sont heureuses en amour, parce qu'avec une telle hostilité d'écorchées vives envers les hommes, c'est mal barré. Quel drôle de pays tout de même, où des femmes qui portent des bottes de strip-teaseuse, des tee-shirts "porn star" ou d'affreux survêtements avec "Juicy" écrit en grosses lettres sur les fesses (la grande mode ici) s'offusquent de susciter des commentaires à voix haute. Sisters, il reste à faire, mais ne nous trompons pas de combat. La meilleure histoire de revanche jamais entendue était très "low-tech", racontée par un copain: une nana énervée par les agissements d'un pervers qui pelotait les femmes dans son wagon de métro a saisi la main du type et l'a levée en l'air en demandant bien fort et en riant: "A qui elle est cette main baladeuse?"
J'ai toujours admiré le Canada, notre voisin du nord, une Europe plus propre et plus polie, pour reprendre l'expression de Colby Cosh. Mais le blog de Reason nous apprend que la police municipale de Surrey, près de Vancouver, sème des voitures-appâts dans toute la ville: des voitures prêtes-à-voler avec caméras cachées à l'intérieur. Le voleur s'élance sur la route, suivi par la police qui arrête le moteur par télécommande et sort les menottes. Cette méthode, très courante et controversée aux USA, est donc reprise au Canada (je n'en reviens pas) et par des flics encore plus zélés: ils publient les vidéos sur leur site, baitcar.com.
Une certitude émerge de ces vidéos: aucun des voleurs de voitures ne passerait le test d'urine du Los Angeles Times. Où l'on voit un type allumer frénétiquement sa pipe à crack pour une dernière bouffée avant son arrestation , et un autre complètement high au crystal meth bruler des feux rouges: un vrai danger public. Au delà des considérations orwelliennes, certaines vidéos sont formidablement divertissantes: comme celle du type qui se rend compte qu'il est pris au piège et crie "Oh no, f**k, oh no, oh f**k, f**k!" en rythme avec The Bittersweet Symphony de The Verve à plein-tube dans l'autoradio. Les vidéos permettent de constater que même intoxiqués et stressés avec les flics aux trousses, les Canadiens anglophones finissent leurs phrases par «eh!»
Pour fêter le nouveau boulot de Matt au Los Angeles Times samedi soir (1), Luke Ford est arrivé à la maison après le Sabbath, tout émoustillé par son dernier scoop publié sur son site (une intrigue dans la communauté juive de L.A.), le plus gros selon lui depuis ses révélations en 1998 sur une épidémie de sida dans le milieu du porno américain. Les touchantes retrouvailles de Luke avec l'ami Ben (photo ci-dessus) ont suscité quelques blagues "Brokeback Mountain", forcément. Luke ne peut s'empêcher d'en faire sur son site en décrivant la soireé:
"Unfortunately, the light of my life and my reason for living, Mickey "Bareback" Kaus, err, I mean Cathy Seipp, had left the party an hour earlier."
Ce film de cow-boys gays a un tel succès ici qu'il est quasiment "mainstream", soit entré dans la culture populaire: le rancher de la Maison-Blanche George Bush n'a pas vu le film et cette pensée le fait ricaner étrangement (voir la vidéo.) On aimerait lui murmurer la fameuse phrase du film "I wish I could quit you" ("J'aimerais pouvoir rompre avec toi") reprise désormais dans les conversations, en guise de boutade.
A la soirée, notre copine Sylvie, très attachée à la bouteille d'absinthe rapportée de Prague, a déploré les réactions hostiles de nombreux amis hommes pas franchement emballés par ce magnifique film. Ils expliquent, un tantinet sur la défensive, que Le Secret de Brokeback Mountain est un film de nanas (un "chick flick") voire carrément, un fantasme de bonne femme. C'est aussi le point de vue de Matt, qui a aimé mais sans plus, et souligne que l'auteur de la nouvelle à l'origine du film est une femme. Timmay à San Francisco nous signale justement un article du Chronicle sur la résistance de certains hommes hétéros à Brokeback Mountain, en écho à la chronique humoristique de Larry David.
Tandis que nous nous bavardions sur la grâce du film (si bien décrite par Gérard Lefort dans sa critique), Amy photographiait des derrières pour le nouveau blog essentiel: "Est-ce que ces pantalons me font un gros derrière?, le meilleur du genre depuis l'invention de la gallerie "Boobies" sur Buzznet.
(1) Wow, merci Tony Pierce!
Vous vous souvenez de l'histoire du doigt coupé retrouvé dans un chili con carne d'un fast-food Wendy's en Californie? On en a beaucoup parlé au printemps, et des journalistes bloqués au procès de Michael Jackson se lamentaient de ne pas pouvoir enquêter plutôt sur ce fait divers palpitant. Le doigt avait bien entendu été planté dans la soupe exprès par un couple d'escrocs qui pensaient remporter un procès juteux envers Wendy's. C'est là où les Américains ne rigolent pas: les truands écument écopent de 12 et 9 ans de prison, et sont condamnés à payer 21 millions de Dollars en guise de restitution à Wendy's.
Retour à Los Angeles déconnecté: plus de ligne de téléphone. On a cru aux conséquences des orages, mais le technicien de la compagnie téléphonique dépêché après quelques jours d'attente fut catégorique: la faute aux écureuils qui adorent grignoter les installations.
Cette ville est une immense réserve animalière: en plus des écureuils un peu partout, nous tombons régulièrement nez-à-nez avec des ratons-laveurs, des coyotes (cf l'épisode du chat sauvé de la gueule d'un coyote devant chez nous), des familles de putois, et le fameux opossum bringueur du jardin (photo) qui ne sort d'habitude que lors des barbecues et des soirées sous son arbre préféré. Sans oublier les rats, bien sur, qui s'exhibent surtout l'été en période de sécheresse. Ils viennent s'abreuver dans les piscines de Beverly Hills et ont le mauvais gout de se noyer et de flotter dans les bassins turquoises, déclenchant les cris des propriétaires.
This town feels like a huge animal reserve: in addition to squirrels quite everywhere, we regularly bump into raccoons, coyotes (i.e. the episode of the cat saved from a coyote's jaws in front of our house), skunk families, and the famous "party possum" from the garden (photo) who usually sticks out his nose from his favorite tree only during barbecues and other social events. And let's not forget the rats, of course. They show up in the summer especially, during droughts, when they come down to quench their thirst in Beverly Hills swimming pools, and have the bad taste of drowning and floating on the turquoise waters, prompting screams from the property owners.
L'ami et voisin journaliste rock culte Philippe Garnier évoque même un cerf en plein Hollywood, sur la pelouse d'un centre de l'Eglise Scientologie, dans son roman "safari vinylique" "Les coins coupés", la vie de rocker d'un exterminateur de termites. C'est un autre spectacle courant à Los Angeles: les maisons enveloppées d'un immense bulbe de plastique, pendant la fumigation.
Philippe vient de sortir un nouveau livre, Caractères, sur des character actors, ou acteurs de composition, notamment Simone Simon, surnommée "La panthère française". Comme toujours, Ses papiers dans Libération (voir sa nécro de Shelley Winters dans le journal du jour) sont les gardiens d'une ménagerie hollywoodienne fantôme et fascinante.
Philippe just released a new book in France, Caractères, about character actors ("acteurs de composition" in French), including Simone Simon, a.k.a. Hollywood's "French panther." As always, Philippe's articles in the French daily Libération (such as today's obit of Shelley Winters) serve as the curator of Hollywood's fascinating ghost menagerie.
C'est toujours réjouissant et stimulant d'être en Europe, pour l'esprit et les papilles, avec ses côtés préocupants (pour des raisons déjà débattues cet été ici, avec de nouveaux commentaires): trop de proches et d'amis de mon âge qui galèrent à trente ans passés. A côté de Paris, Budapest est un modèle de dynamisme. Les copains de Hongrie fourmillent de projets, l'enthousiame à peine entâmé par la mélancolie contemplative de cette ville magnifique, toujours aussi captivante: voyez sur la photo (ci-dessus et là) ce comptoir de crèmes glacées, à consommer derrière la vitrine pour contribuer au spectacle de la rue.
Notre blogueur budapestois préféré, Mr. Pestiside et Janet ont généreusement organisé des libations dans leur fabuleux appartement et nous ont emmenés dans les bains turcs Rudàs, le long du Danube, ouverts désormais aux hommes et aux femmes en nocture les samedi soirs.
Quand l'Euro-sinistrose guette en début d'année, j'avoue (assez honteusement) avoir besoin d'une bonne dose d'optimisme américain bien bête, le poing en l'air ("yes!") et il n'y a rien de tel que le site du gourou de l'automotivation, Jeffrey Gitomer.
Ce self-made man au sourire américain tient une chronique de conseils pour les VRP et autres "agents de force de ventes", publiée dans les journaux d'affaires ("Business Journals".) Pour les free-lance comme moi, des mini-entreprises à eux tous seuls ayant besoin de "savoir se vendre" comme on dit, ses articles pleins de bon sens font l'effet d'une bonne tape sur l'épaule, légèrement écoeurante: parfait!
Admettons en coeur avec Jeffrey Gitomer que les résolutions de janvier ne servent à rien: il faut les remplacer par des "buts" avec des dates butoir. Le gourou recommande d'élaborer "un plan d'action pour l'année":
"Projetez vous dans le futur.
J'ai une question pour vous: qui essayez-vous de devenir?
Une autre question: que tentez-vous de réussir?
Ce sont des questions sur le but (de la vie) et le contentement.
Et à travers les ans j'ai découvert que si vous vous concentrez sur le but, les détails se résolvent d'eux-mêmes."
"Project into the future.Here's the question: Who are you trying to become?
Here's another question: What are you trying to achieve?
These are questions about purpose and fulfillment. And through the years I've found that if you concentrate on purpose, the details tend to handle themselves."
Pas vraiment trempée dans la philosophie "winner of life", je vais tenter l'expérience Gitomer en élaborant un plan d'action pour l'année. Mmm... c'est ça. Autre recommandation de bons sens de notre gourou enjoué: "Mettez du temps de côté chaque jour pour réfléchir et lire davantage". Lire plus de livres offline (et pas seulement coincée en avion ou en train, où j'ai dévoré ces deux ouvrages formidables récemment: Les Pays Immobiles de Bayon et The Fugitive Game, online with Kevin Mitnick de Jonathan Littman.)
Gitomer écrit encore: "Les tâches que l'on reporte indéfiniment par manque de temps sont justement celles qui vont vous faire gagner du temps." Ainsi, l'autre jour, coincée dans le train de Genève (la locomotive avait pris feu, puis la neige a ralenti la circulation pendant plusieurs heures) j'ai mis à jour une Foire Aux Questions à destination des jeunes journalistes qui sont nombreux à écrire pour demander des conseils, notamment à l'expatriation. Ce devrait être prêt sous peu, tout comme mon site, encore en chantier.
En marge de l'article publié lundi dans Libé sur le sort du condamné à mort Stanley "Tookie" Williams entre les mains d'Arnold Schwarzenegger, le Globe and Mail canadien décrit un gouverneur californien très partagé... à cause de ses deux cerveaux:
Mr. Schwarzenegger admits to being torn over Tookie's fate. In an interview this year, he recalled his origins in Austria, where the death penalty is banned. “Very few people have that chance to live in a body with kind of two brains, kind of like the Austrian brain and the American brain. . . . They're fighting with each other all the time, you know, where I argue with myself about these things.”
Je vois très bien ce qu'il veut dire, en espérant qu'au final, sa conscience triomphe. Le Los Angeles Times a un cahier très fourni sur le débat "Tookie", à lire ici (pour s'inscrire sur le site du L.A. Times sans se prendre la tête, passez par Bugmenot.)
...aujourd'hui lundi, retour imminent avec beaucoup de bleu.
Que sont-ils devenus? Je me pose souvent la question en souvenir d'une interview marquante dans la presse, avec quelqu'un qui m'a émue, inspirée, impressionnée. Les médias ne sont pas très doués en général pour assurer un "suivi".
Dans le Los Angeles Times il y a trois ans, j'avais lu avec stupéfaction l'histoire de la californienne Susan Nelson, atteinte d'un cancer du poumon depuis... 1989. Déjà, j'ignorais que l'on pouvait vivre si longtemps avec ce genre de cancer, dont souffrait mon grand-père maternel (il s'était mis à fumer alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne et en Autriche.) Par ailleurs, Susan avait l'air extraordinaire, pleine de vitalité et débordante de cet optimisme téflon, à l'américaine, irritant au début pour une Française grognon fraîchement débarquée aux USA (attitude typique: "chuis-pas-pessimiste-juste-réaliste") mais qui s'avère rapidement essentiel.
Susan enchainait les traitements expérimentaux pour de nouveaux médicaments prometteurs. Mon amie Cathy venait d'être diagnostiquée avec la même maladie, et prenait le même médicament que Susan (Cathy en parle désormais sur son blog, et a des nouvelles encourageantes.)
Susan was moving from one experimental treatment to another, and trying new promising drugs. My friend Cathy had just been diagnosed with the same disease, and was taking the same drug as Susan (Cathy now blogs about dealing with it, and has encouraging news.)
Récemment, en préparant un article, j'ai voulu savoir comme se portait Susan. Je l'ai retrouvée et je l'ai appelée pour une conversation, publiée en anglais sur Science Blog. C'est assez technique: Sue s'est portée volontaire pour essayer un vaccin anti-cancer, GVAX. Son attitude est toujours aussi extraordinaire, une véritable source d'inspiration. Elle est en train de rédiger un guide pour les survivants du cancer, intitulé une phrase prononcé par un clochard, lors d'une discussion dans la rue: ""You Can't Have Cancer, You Look Too Good."
"Q & A with a cancer suvivor."
PS: Sue-emails in late November:
"So here is the latest... I heard on November 9th at UC Davis Medical Center, that the GVAX vaccines helped a bit but not as much as we had hoped for. The tumors in the lungs have increased in size. The unknown is, of course: Did the injections at least slow the growth? I can tell you though that I felt better while receiving the vaccines than I do now - my breathing capacity and comfort level have been somewhat taxing since we last spoke.
I want you and others to know that I have absolutely no regrets for choosing this procedure that included lung surgery. Like I tell others, as cancer patients we sometimes take a gamble and make difficult and very personal decisions in order to extend our lives, provide possible comfort and in my case, to also help others in the future who may unfortunately face these same challenges. I simply follow my heart."

L'ami australien & blog star de Down Under Tim Blair (prononcez Tim Bleah) est de passage à Los Angeles pour le week-end de Thanksgiving, la fête de la gratitude américaine. Impossible de ne pas lui faire écouter notre CD préféré de chansons patriotes de l'extrême, le rock opéra Wake Up America, qui démarre avec l'excellente chanson-phare, Thank You America:
"If today I don't have to speak German and live under the third Reich... Hey... Thank you AmericaIf today I don't have to speak Russian
and live under that red flag...
Hey... Thank you AmericaThank You for everything
Thank you for all my dreams
Thank You yes I am free...
Thank You America"
L'auteur est un Italien ex-gladiateur, ex-cuisinier en armure, immigré aux USA à l'âge de 30 ans et rencontré récemment à un rallye politique (j'étais sur le point d'acheter le CD, vraiment bon, mais Luca a insisté pour m'offrir une copie... peut-être une amende honorable pour le morceau rap-métal "Boycott France.") Je ne sais pas ce que l'Italie a fait à Luca Zanna pour qu'il voie des cocos partout, mais autant de ferveur pour son pays d'adoption est allé droit au coeur de Tim, si reconnaissant: "Il n'y a qu'en Amérique!"
AVERTISSEMENT: chronique mondaine aussi futile qu'inutile en dehors de L.A. et de la blogosphere / WARNING: futile social column pretty inconsequential outside of L.A.
Où était Luke Ford hier soir? Ni à New York pour le lancement du réseau de blogueurs très pro-Bush Open Source Media (ex Pajama Media), quelle surprise, ni à l'excellente soirée de Arianna Huffington en l'honneur de l'ami Nick Denton et de Defamer chez elle à Brentwood. Note pour les non-Angelenos: le manoir d'Arianna est un peu la Playboy Mansion des intellos, journaleux, écrivains, gratin penseur de Hollywood et désormais, blogueurs: incontournable. Il y avait une telle foule que Luke était peut-être dans un coin. Comme il ne boit pas, enregistre tout et blogue plus vite que son ombre à la Lucky Luke, je comptais sur lui pour faire le résumé de la soirée. Y compris des discours incompréhensibles dans le brouhaha d'Arianna, Nick et Scott Moore de Yahoo! qui reprend des articles des blogs de Gawker et du Huffington Post (photos sur Buzznet et l'album Flickr d' une bande de fêtards de chez Yahoo! Ne pas manquer ce cliché pour la postérité.)
Autre invité d'honneur, Mark Lisanti alias Defamer (ici avec Mickey Kaus) est resté discrêt . Il est sans doute le blogueur le plus lu de Los Angeles, mais fuit l'attention et les projecteurs (même si -- appel du pied -- comme plusieurs blogueurs interviewés par l'équipe d'Envoyé Spécial en... février, il aimerait bien recevoir la cassette vidéo promise par l'équipe de France 2.)
Tandis que Nick se faisait de nouveaux amis à L.A., je n'ai pas expérimenté une seule poignée de main molle et froide "de poisson mort" -- un miracle à Hollywood. Arianna en personne a la poignée de main coulante, celle de l'"hotesse washingtonienne" et politicienne chevronnée sans doute. J'ai imposé ma main à la peintre Kimberly Brooks (femme d'Albert) dont les tableaux décorent toute la maison, sans savoir qu'une de ses chroniques récentes dans le Huffington Post suggérait l'abandon de la poignée de mains en faveur du salut indien, les deux mains jointes, pour éviter la propagation de la grippe aviaire. Sarah Spitz de KCRW a fait plein de présentations pour mettre les invités à l'aise, tout comme Agapi, la soeur d'Arianna (francophone!)
Parmi les familiers ou rencontrés: Kevin Roderick de L.A. Observed (ici avec Meghan Daum,) Mark Ebner (photo) très content d'avoir participé à la fabrication de l'épisode de South Park sur la scientologie diffusé justement hier soir, Richard Rushfield et Nicole Laporte, Steve Smith, Laurie Pike de LA.COMfidential (parfaitement rousse et francophone) Adam Jacobson de Distinction et Ambigutrex (photo ci-contre), Bettie Rinehart du L.A. Times, Paul Cullum, Michael Sonnenschein de Fishbowl L.A., Andrew Gumbel and Rob Long (photo) Brian "Ain't No Bad Dude" Linse, Steve and Pam de SteveAudio et Joseph Mailander de Martini Republic qui a immédiatement demandé des nouvelles de Cathy (à New York pour le lancement de OSM -- en train de faire tchin-tchin avec Judith Miller (!) ou plus probablement les copains/copines sur place: Amy, Tim, Hillary, Jill, Andrew, Eugene...) Autres grands absents à Brentwood: Xeni (prise par un engagement pro, mais qui était mardi à la pré-party au Club Tee Yee), Tony Pierce et MC Brown (je portais un badge Buzznet pour eux) Calacanis (ou pas vu) et encore une fois, Luke. What were they thinking?
PS: en parlant de la Hongrie des années 90, j'apprends avec tristesse la disparition d'une femme emblématique de la communauté évoquée plus haut, Anita Altman, la Liz Smith de Budapest.
Le coming out de George Takei alias Sulu dans Star Trek m'a fait sourire hier matin. Les révélations du vendredi portent un message implicite: "Je veux que ca se sache, mais merci de ne pas en faire tout un plat et bon week-end." Mon amie Cathy, qui figure souvent sur ce blog ou ma gallerie de photos sur Buzznet, a choisi un vendredi après-midi pour dévoiler sur son blog populaire qu'elle a un cancer du poumon. A la voir, vous auriez du mal à croire qu'elle vit avec cette maladie depuis trois ans et demi: elle est en super-forme, éclate de rire comme une adolescente, saisit chaque occasion de sortir (ci-dessus à une soirée WB, ou sur cette belle photo prise par l'ami Jim Lowney devant Yamashiro à Hollywood.)
Elle avait médité toute la semaine une suggestion de son ami Rob: "Le moment est peut-être venu d'en parler". Pendant toutes ces années, elle ne voulait pas être "cancer girl", et définie uniquement par son cancer, un peu comme l'écrivain français Hervé Guibert qui disait de son Sida, "c'est mon nez de Cyrano." Rob l'a convaincue en détournant un dicton américain: "Quand la vie te donne des citrons, fait de la citronnade. Quand elle te donne un cancer, fais de la'cancerade'." Et c'est ce qu'elle a décidé de faire publiquement, car elle a "des choses à dire" sur un cancer beaucoup moins médiatisé mais infiniment plus meurtrier que le cancer du sein.
Les commentaires sur son site sont un hommage à sa force et son courage qui nous laissent tous babas. Jamais elle ne se plaint jamais de ce qu'elle appelle pudiquement "ma situation stupide." Elle fait l'admiration de sa fille Maia et comme le disent plusieurs amis dans ses commentaires, elle est pour ses proches "une source d'inspiration incroyable." Son nombre d'amis fidèles et de tous bords en dit long sur sa personnalité éclatante. Tout comme ses critiques.
Quand la guerre en Irak et la réelection de Bush ont polarisé les blogueurs en faisant monter l'agressivité de plusieurs crans, Cathy la conservatrice ne s'est pas fait que des amis. La précédante incarnation du blog Onanism Today en avait fait sa cible de choix. Elle l'a pris avec l'humour et le fair-play d'une plume acerbe qui n'hésite pas à balancer des piques redoutables de son côté.
Après ces dernières semaines particulièrement éprouvantes pour Cathy (elle a entâmé un nouveau traitement, c'est sur son blog) et très préoccupantes pour ceux qui l'aiment (voir le blog de Nancy), j'ai beaucoup d'espoir. Récemment Sue Nelson, une enseignante californienne avec un cancer du poumon depuis 17 ans me disait:"Beaucoup de malades du cancer dépriment profondément. Mais d'autres face à un tel défi qui change leur existence donnent énormément à la vie et au monde en retour." C'est Cathy.
Vous savez peut-être que Hollywood boulevard à Los Angeles pullule de personnages costumés (Darth Vador, Bob l'Eponge, Superman...) qui posent pour des photos avec les touristes et s'attendent à un pourboire en échange. Au moment de la sortie de Star Wars, ce petit cours de sabre laser avec un Anakin alcoolisé ce matin là m'avait couté un Dollar: très raisonnable.
Or, le Los Angeles Times raconte que la police de Los Angeles a mené une opération coup de filet et a menotté des personnages accusés de faire pression sur les touristes pour obtenir un pourboire (voir photo). Comment la LAPD a t'elle mené l'enquête? En envoyant des policiers se faisant passer pour des touristes français, pardi! Un type costumé en Elmo de "1 Rue Sésame" dit au journal:
"One of them asked how much I charge, and I said we work for tips. She said, 'Chips?' I had a dollar bill in my hand and I showed that to her. That was my mistake. When you're talking to foreigners you have to show them."
Elmo pris au piège! On imagine le faux accent très convaincant du couple de flics "undercover" qui prétendait ne pas comprendre l'anglais ou la culture du pourboire. Merci à la LAPD d'incarner des Frenchies aussi lents à la détente. Ah, j'aurais voulu voir ca: avec le bérêt et un pull sur les épaules tant qu'on y est! (Ben et son nouveau bérêt français aurait été parfait pour le rôle.) Et en ayant pris soin de ne pas se laver pendant une semaine.
Les fins limiers de la LAPD ont peut-être consulté le livre de Guillemette, La France Made in the USA, qui recense tous les clichés des Américains sur les Français. Je suis en train de le lire et c'est très drôle, rempli de perles. Sur la propreté par exemple, l'odeur du Français est définie selon Steve, un Américain marié à une française, comme "un mélange de transpiration et d'eau de cologne." Des copines américaines de Guillemette, installées à Paris surnomment la ligne 7 du Métro "l'aisselle en mouvement." Je recommande vivement "ce petit manuel de décryptage", le blog qui l'accompagne et comme toujours, celui de Guillemette -- l'un des meilleurs blogs tout court. Plus de détails quand j'aurais fini ma lecture.
Libé publie aujourd'hui mon article sur BeatTheTraffic.com, le service de prévisions des bouchons automobiles crée par un ingénieur français de la Silicon Valley, André Guéziec.
Pour ceux qui vivent dans l'une des dix-neuf métropoles américaines couvertes par ce service et songent à l'essayer, voici mon expérience: je me suis abonnée à BeatTheTraffic pour le tester pour l'article (20 Dollars par an) et si le site est encore moyennement pratique à mon goût (il faut se localiser manuellement sur une carte géographique,) les prévisions-bouchons sur une journée ou une semaine sont extras. Je l'ai encore utilisé hier après-midi avant d'aller à Irvine en empruntant l'autoroute de l'Enfer (la 405) et les alertes par SMS ont permi de calculer le trajet au mieux.
Quand André aura intégré un système à la Mapquest, où l'on tape son adresse de départ et d'arrivée, ce sera encore mieux. Le service n'est accessible au public que depuis le mois de juin, ce n'est que le tout début. Et cela ne nous empêche pas de rêver aux trajets du futur en "Hallitubes," à 209 km/h.
For those who live in one of the 19 metropolitan areas covered by the service and are thinking of trying it out, here's my experience: I subscribed to BeatTheTraffic in order to test it for the article (at $20 a year) and if the site is not incredibly practical to my taste (you need to locate yourself manually on a geographical map), the one-day and one-week traffic-jam forecasts are great. I've consulted as recently as yesterday afternoon before driving to Irvine with a stint on the freeway from Hell (the 405), and SMS alerts helped figure out the best route.
When André integrates a Mapquest-style system, where you type departing and arrival addresses, it will be even better. The service has been open to the public only since June; it's only the very beginning. And we can still dream of a future when we'll be commuting through "Hallitubes," moving people at 130 mph.
Partie à Las Vegas à cette conférence jusqu'à dimanche / Gone to Vegas to this conference until Sunday.

Pour ceux qui s'imaginent que je mène une vie glamour, fraicheur de vivre à Hollywood, en général, heu... non. Depuis trois semaines, mis-à-part la petite excursion à New York pour la Prague Fest, c'est boulot non-stop, souvent de 7h à minuit. Aujourd'hui fut plus "Los Angeles". Suis allée à Hollywood en métro, (ce qui est perçu comme assez exotique dans la capitale de la voiture) pour faire des interviews avec Claude à la première de Flight Plan, le nouveau film de Jodie Foster.
Je n'ai pas de photos de la première, à part ce souvenir avec la marionnette-journaliste de Hollywood.com. Toutes mes mains étaient prises entre les micros et l'enregistreur Mini disc. Mais pour vous donner une idée: plusieurs douzaines de journalistes sont serrés comme des sardines le long du tapis rouge et se battent pour harponner les stars. Jodie Foster est tout bonnement sublime. Gracieuse, français impeccable, extra pour la radio. Malheureusement, le film s'écrase avec fracas dans le dernier quart-d'heure. Le scénario valdingue d'un coup, comme un masque à oxygène.
On fait trop souvent la même constatation, incrédules: comment tous ces gens futés et doués individuellement et dotés de tels moyens parviennent à gâcher autant de projets collectivement?
Certains moments vous font grincer des dents. Comme le thriller se déroule presque entièrement dans un avion dans un monde post 9/11, vous avez forcément des "arab-americans" à bord dont la simple présence rend tout le monde nerveux. En dire plus serait dommageable, et le forum du film sur IMDB.com distille assez de bêtises délirantes comme cela. Mais Michael Irby, l'acteur qui interprète le personnage arabe principal, dit qu'il inquiète régulièrement les passagers dans les avions. C'est le mauvais côté. Le bon côté, c'est que depuis 9/11, il travaille sans relâche grâce à son look moyen-oriental, alors qu'il est en réalité à moitié black, à moitié latino! Les studios de cinéma et de télévision incluent des personnages arabes ou "arabes-américains" dans les films et les séries télé. Pour être plus juste, ou politiquement correct, ou pour désamorcer les critiques du lobby arabe-américain, ils ajoutent aussi des personnages d'origine arabe "positifs" dans les films et les séries TV (procureur, agent du FBI, policier...)
Quatre ans après 9/11, les studios semblent avoir surmonté leur peur des avions et s'attaquent enfin au sujet ultra-sensible du terrorisme: Oliver Stone va démarrer le tournage de son film sur 9/11 avec Nic Cage et Spielberg finit les prises de Munich, déjà très controversé, à pas seulement à cause du boucan causé sur le tournage à Budapest.
"La France envoie un plongeur secouriste" nous annonce l'ami Eric de Marseille, auteur de cette belle photo, réussissant comme toujours à nous faire rire, en dépit de l'atmosphère plombée made in the USA.
Peu de répit côté boulot, mais voici quelques liens en vitesse: Matt fait le point sur les rumeurs et la désinformation émanant de la Nouvelle Orléans qui commencent à être pointées et corrigées, y compris la routine des attaques anti-française, et les divagations de l'activiste Randall Robinson qui évoquait du cannibalisme à Nola (New Orleans, Louisiana.) The Guardian essaye de démêler la fiction de la réalité et le blog Respectful of Otters rectifie la polémique autour du reportage de ZDF sur la visite de Bush dans le Golfe ravagé, orchestrée seulement pour les caméras. En guise d'illustration sonore à ce tohu-bohu général, suggérons la chanson de rap du site de FEMA, l'agence fédérale chargée de la gestion des situations d'urgence critiquée de toutes parts pour son inefficacité criminelle: "FEMA est là pour vous guider... Nous sommes préparés à tout instant, car les désastres ne prennent pas de repos." (lien via Hit & Run)
+ blogs francophones qui suivent Katrina de plus près:
Jérome ~ Guillemette ~ Pascal qui a recueilli le récit d'un Français coincé à Nola
I don't have much respite work-wise, but here are a few quick links: Matt rounds up rumors and disinformation from New Orleans that are starting to get pointed at and corrected, including the routine anti-French attacks, and activist Randall Robinson's nonsense, referring to cannibalism in NoLa as if it was a fact.
The Guardian tries to separate fiction from reality and the blog Respectful of Otters rectifies a polemic around a ZDF report about the first Bush visit in the ravaged Gulf, orchestrated for cameras only. As a soundtrack to this whole mess, may we suggest: the rap song on FEMA's website, the federal disaster agency under fire for its criminal incompetence. The song says: "FEMA is there to help see you through.
... we're ready all the time, 'cause disasters don't rest." (lien via Hit & Run)
«Admettez-le: les victimes de Katrina sont noires et pauvres.» A ne pas manquer, l'éditorial de Ken Layne (qui a grandi à la Nouvelle Orléans) dans Sploid, face au traitement politiquement correct de la catastrophe par les médias traditionnels. Le climat est de plus en plus tendu ici. A Los Angeles, les gens sont horrifiés par des récits de la Nouvelle Orléans indignes de la première puissance du monde (habitants qui meurent de soif dans les rues, survivants nageant dans leurs excréments, pillages, viols) et par le fait que leur Big One se soit produit pour de vrai. Tout le monde le prédisait depuis des années, exactement comme le grand seisme attendu en Californie. Gloups.
Mais la colère ne se dégage pas seulement du Net et des blogs incontournables comme Blogging New Orleans et Michael Barnett: le ton monte aussi dans les médias traditionnels. Des présentateurs en appellent directement aux autorités: aux bord des larmes, Anderson Cooper sur CNN a confronté une élue de Louisianne: "Je viens de voir le cadavre d'une femme en train d'être mangé par des rats. Les hommes politiques se félicitent les uns-les-autres pour leur intervention mais de là où je suis, je ne vois aucun secours venir depuis quatre jours. Que faites-vous?"
Les libertariens de Reason suivent de près l'actualité des blogs et de Katrina sur Hit & Run et en profitent pour rappeler les "bienfaits" du droit à porter une arme dans une ville en proie aux vols et aux viols. Moi qui me moque d'habitude des amis à L.A. avec un fligue à la maison pour "en cas d'émeutes", je fais moins la maligne. L'anarchie à la Nouvelle-Orléans est terrifiante, si l'on songe qu'une grande ville de la première puissance du monde peut basculer comme ca dans un chaos qui évoque l'Irak ou la Somalie. Matt m'a dit: "Au cas où tu l'aurais oublié, les Etats-Unis autorisent une pauvreté crasse sur leur sol que les Européens ne toléreraient pas. Une crise frappe ces poches de pauvreté et le système explose." Et si le gouvernement américain ne peut même pas contenir le chaos dans une seule ville en son pays, c'est à se demander comment...
+ the Rabbit Blog Honky Challenge:
"Hey honkies! Gosh, it's nice to be safe and dry and well-hydrated, isn't it? Today is a good day to be lily fucking white, that's all I gotta say."
"Together, the Rabbit Blog Honky Challenge aims to raise $10,000 in disaster aid for victims of Hurricane Katrina. I know that sounds alarmingly high, but we have to set our sights high around here, motherfuckers."
Qu'est ce que ca vous fait de rentrer d'Irak avec une jambe en moins et de découvrir que votre pays est obsédé par Paris Hilton? J'avais posé la question à Alex Nicoll, un jeune soldat californien dans le numéro de juillet de Max. De son centre de rééducation, il arrivait à plaisanter ("Ma fausse jambe me rapporte des bières gratuites dans les bars") mais certaines choses restaient dures à avaler. Notamment, allumer la télé et constater que la guerre ne semble pas une priorité générale, en dépit des coûts, des enjeux et des sacrifices humains.
A Los Angeles, j'ai été surprise de tomber sur une manifestation assez importante (pour L.A.) en soutien à Cindy Sheehan la semaine dernière: la première manif anti-guerre et anti-Bush de cette taille que je constate depuis 2003.
Le Los Angeles Times interviewait récemment une spécialiste du marketing militaire, qui expliquait pourquoi l'armée américaine peine à recruter de nouveaux soldats:
"Difficile pour l'Armée de vendre son message de devoir et de sacrifice, quand si peu de sacrifice est exigé de la part de l'Amérique: 'Quand tout le monde parle de Paris Hilton et de "Shérif fais moi peur, le film" et que les Etats-Unis ne souffrent pas vraiment comme c'était le cas pendant la deuxième guerre mondiale, comment pouvez-vous convaincre les parents de participer à l'épreuve?'
"It is difficult for the Army to sell its message of duty and sacrifice, largely because little sacrifice is being asked of America. 'When everybody's talking about Paris Hilton and 'The Dukes of Hazzard,' and there is no real suffering in the U.S. to the extent it happened during World War II, how can you convince parents that they should take part in the suffering?'
Les démarches de Cindy Sheehan marquent-elles un tournant? Le creux de l'été touche à sa fin pour les médias, les démocrates se gardent bien de tout commentaire et de nouvelles blondes bouleversantes de bêtise vont nous distraire. Lors d'une interview avec Jessica Simpson, j'ai pu constater à quel point la jeune chanteuse et ses petits shorts de cousine Daisy dans "Shérif fais moi peur, le film" méritent toute cette attention médiatique aux Etats-Unis (essayez de zapper pendant dix minutes entre CNN et CNN Headline News et comptez les blondes "qui font l'actualité".) Extrait de l'interview dans le Max de ce mois-ci sur les sacrifices de Jessica:
Question: "Tu as perdu beaucoup de poids pour le film... A quoi a-t-il fallu renoncer pour mener à bien cette remise en forme?"
(Jessica Simpson réfléchit fort): "C'est dur comme question... J'sais pas."
(Johnny Knoxville rompt le silence:) "La coke et le Wild Turkey! Ouaf ouaf ouaf!"
(Jessica a une illumination:) "Je sais! Les M&M's aux cacahuètes! Je mordais dedans pour enlever la croute de chocolat et garder seulement les cacahuètes au milieu."
Question: "You've lost a lot of weight for the movie... What did you renounce to get in shape?"
(Jessica Simpson thinks very hard): "That's a hard question... I dunno."
(Johnny Knoxville breaks the silence:) "Coke and Wild Turkey! Bwa hah hah hah."
(Jessica has a flash): "I know! Peanut M&M's! I would bite into them to remove the chocolate crust and keep only the peanut."
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Je vous passe sa rêverie sur les joies du shopping et "dépenser plein d'argent." Cela dit, Jessica s'est bravement rendue en Irak pour remonter le moral des troupes, comme en témoigne cette photo.
Je regardais la cassette d'une série prochainement sur ABC, Night Stalker, lorsque le héros, un jeune journaliste d'un quotidien de taille moyenne à Los Angeles (Le Daily News?) sort de la rédaction et rentre chez lui. Il saute dans une voiture de sport et arrive... dans une maison de verre, dans les collines d'Hollywood. Superbe! Elle ressemble furieusement au joyau architectural sur cette célèbre photo de Julius Shulman (ci-contre.) On voit le journaliste taper rêveusement sur un clavier dans la nuit, en contemplant la vue plongeante de Los Angeles sous les étoiles.
Une telle baraque coûte plusieurs millions de Dollars, remarquait une critique de télévision récemment lors d'un déjeuner au TCA avec Cathy. Les journalistes autour de la table ont ri en énumérant les palaces de gratte-papiers dans les films et à la télévision. Comme le mari de Meg Ryan dans Hanging Up, journaliste à la radio de service public NPR et dans une villa de style espagnole exquise... quoique tout est possible. Mais si nous faisons un peu de calcul, un journaliste employé dans les conditions décrites par Night Stalker gagne dans la vraie vie de 35 à 50,000 Dollars. De quoi louer un une-pièce quelque part à Los Feliz et conduire une Honda Civic. Le bon sens des scénaristes a du ramollir dans le jaccuzzi! Les journalistes sont si bien vus par le public qu'il faut en plus faire croire qu'ils vivent comme des nababs hollywoodiens? (Pour en savoir plus sur l'image des journalistes dans les films et à la télévision, voir le site Image of the Journalist in Popular Culture .)
Au TCA, le producteur de la série Law & Order a annoncé un deal avec TF1 en France, qui va adapter la série avec des acteurs français. Je suis curieuse de voir le résultat, sachant que les systèmes judiciaires américains et français sont très différents (détails en français ici et en anglais ici.) Par ailleurs, l'avocat français a tendance à être beau parleur mais rarement un homme de terrain comme l'avocat américain, qui emploie souvent des détectives privés -- c'est bien plus télégénique. Les scénaristes devront sans doute trouver un juste milieu.
Je me souviens qu'en Hongrie, il y a dix ans, les romans à l'eau de rose Harlequin (entreprise canadienne) remportaient un succès fou mais en étant sensiblement adaptés au niveau de vie local, pour ne pas faire enrager les lectrices. Les héros de 18 ans au volant de décapotables neuves sur les plages à Hawaii étaient difficiles à accepter dans un pays l'on économisait des années pour obtenir une Trabant. Jim et Cindy devenaient Péter et Agi, en week-end au bord d'un lac, très réminiscent du lac Balaton.
Officiellement rentrée de vacances (une semaine compacte, à l'américaine!) dans le chaudron de pollution de Los Angeles. La Riviera Maya était fabuleuse entre deux ouragans. A quelques heures près, on a échappé à l'évacuation de 90 000 touristes le long de la côte.
J'avais sélectionné la ville (Tulum) et l'hotel (Sunscape) grâce à TripAdvisor, la meilleure mine d'infos disponible pour les voyageurs à mon sens. Je consulte le site avant chaque déplacement en reportage. Grâce aux commentaires d'utilisateurs passés par là avant vous, vous apprenez que telle plage est rocailleuse et bourrée de moustiques (et hop, sandales de mer et citronnelle dans la valise) ou que l'internet sans fil dans tel motel ne fonctionne pas bien en ce moment, à cause d'un chantier à côté qui trouble la réception.
Et puisqu'on en est aux tuyaux, les meilleurs prix d'avion ne sont jamais sur les Travelocity et compagnie. Je jette un coup d'oeil sur SideStep et FareReport et CheapSeats, Cheap Air puis sur les sites des compagnies aériennes et en général, je finis par trouver un meilleur deal avec une agence. Go Away Travel aux USA et très sympa et très efficace, du moins c'est l'expérience que j'ai avec leur agent Valerie, qui est de surcroit parfaitement francophone.
Quoiqu'il en soit, prendre l'avion de nos jours aux USA est une expérience tellement misérable (files d'attente soviétiques à la sécurité, retards, correspondances loupées, bagages paumés -- deux fois en quinze jours par American Airlines) que cela vous fait passer toute envie de voyager, au moins pendant un bon moment.
D'ici là, attaques de spam oblige, je dois fermer les commentaires et renoncer à consulter mes e-mails jusqu'à mon retour.
A dans une semaine, en espérant que, sur la côte Est, on aura retrouvé Peetuka, le perroquet qui parle hongrois.
Until then, due to spam attacks, I will have to close the comments and renounce checking my e-mails until I come back.
To next week, nursing hope that people on the East Coast will find Peetuka, the Hungarian-speaking parakeet.
Le 4 juillet, fête de l'indépendance américaine: après quelques pensées émues pour "the Land of the Free" libéré de la perfide Albion, on regrette le manque d'apparat ici. Jusqu'aux années 20, les communautés américaines étaient réveillées par des coups de canons tirés par des jeunes gens dans les prairies voisines. Vers midi défilait la fanfare municipale et l'après-midi, les patriotes jouaient au jeu du cochon, qui consistait à essayer de capturer un cochon recouvert de graisse: cela ressemblait davantage à la fête de la Bastille en France. Les traditions se perdent: hier à un barbecue chez Richard et Nicole, à Venice, j'étais la seule à porter des pantalons patriotes, couverts de petits drapeaux. "On est à Venice en Californie, pas à Nashville!" s'est amusé Gabriel.
Souvent, à ce genre de fêtes, les Américains me demandent ce qui me manque le plus de France, en vivant aux USA. Ces temps-ci, ce n'est plus la cuisine ou le sens de l'humour moqueur très gaulois, mais l'esprit de contestation: les protestations, les mouvements d'opposition. C'est d'autant plus curieux, que très souvent, je suis en désaccord avec les causes défendues lors des manifs et des grèves en France, y compris à dos d'âne. Mais face à des injustices américaines, on se demande: "Comment les Américains peuvent-ils tolérer cela sans bouger? Les Français seraient déjà dans la rue. Sans même parler de choses évidentes (le système de santé ici) je pense notamment à la récente décision de la cour suprême américaine: elle autorise une municipalité à exproprier quelqu'un de sa maison et de la raser pour permettre à un Wal-Mart ou autre de s'installer, sous prétexte qu'un business génère des emplois et de l'activité économique et est donc "d"utilité publique." In-croyable!
Pascal à Washington raconte une anecdote drôle et révélatrice sur le blog américain de Libé: son avion pour Miami avait plus de 2 heures de retard. Avec des Français, on imagine les gens râler au bout de deux minutes et demi et pagaille s'ensuivre. Or, en salle d'embarquement, personne ne proteste. Quand l'avion arrive enfin, le stewart demande à tout le monde de s'organiser scrupuleusement pour permettre un embarquement rapide, car à quelques minutes près, le vol ne peut pas décoller (il est déjà tard le soir) et il faut tout repousser au lendemain. Tout le monde suit les instructions à la lettre. L'avion se remplit en une vitesse record. Décollage. Formidable! L'équipage et les passagers se félicitent copieusement. Pascal se demande si son voisin ravi ne va pas lui frapper la paume de la main en signe de victoire, alors que tout le monde semble avoir oublié... que l'avion à 2 heures de retard.
WASHINGTON
En parlant de Washington, c'était chouette de rencontrer Pascal et de visiter la capitale pour la première fois. A des galaxies de Los Angeles et pas si dépaysante pour un Européen (de nombreuses rues rappellent l'Angleterre.) Il faisait une chaleur étouffante et la ville est toute petite, mais très stimulante, remplie de jeunes surdoués et bosseurs, stagiaires pour des politiciens ou des fondations. Ils pensent politique, vivent politique, rêvent politique. Il flotte un idéalisme rafraichissant pour quelqu'un en provenance de Los Angeles où les conversations sont souvent, comment dire, moins "profondes."
Matt était invité avec d'autres blogueurs (Cathy, Moxie, Maia et l'insatiable Lewis) à la conférence de la fondation Arsalyn, qui rassemble des jeunes âgés entre 18 et 22 ans de tous les Etats-Unis désireux de s'engager en politique. Les jeunes nous ont sciés: super-intelligents, cultivés, à l'aise dans la vie ("tout le contraire de nous à leur âge," se disait-on avec Moxie) mais curieusement, assez conservateurs vis-à-vis de l’internet et méfiants envers les blogs (beaucoup plus que nous-autres, trentenaires.) Ils traitaient Nick, le rédacteur en chef du magazine libertarien Reason (employeur de Matt) en rock star. Plusieurs portaient un 'anneau de promesse,' sorte d'engagement public à rester vierges jusqu’au mariage.
L’un des très bons speakers, Andrei Cherny, a raconté son rêve américain : il a démarré en politique à 12 ans en passant l’aspirateur dans le QG d’une campagne à Los Angeles. Le garçon est devenu un champion du dépoussiérage, a persévéré, a grimpé les échelons avant de devenir à 21 ans, rédacteur de discours pour Al Gore et Bill Clinton. Le triomphe du «tout est possible» américain.
Le petit Macaulay ci-contre est tiré de la une du New York Post du jour, indigné par le verdict du procès Jackson. Hier donc, Michael Jackson a été totalement innocenté (le récit ici sur le site de Libé) et j'ai bien senti que mes rédacteurs en chef en France et en Suisse hallucinaient. "Tout est surréaliste," me disait l'un d'entre eux ce matin. Le fait que les jurés donnent une conférence de presse, qu'il aient pris une semaine à délibérer... "Pourquoi ils mettent si longtemps à concocter le verdict? Ca n'est tout de même pas la constitution européenne!" s'impatientait le même chef la semaine dernière.
Il faut voir les commentatrices juridiques harpies comme la très populaire Nancy Grace, une ancienne procureure, présentatrice de talk-show sur CNN et Court TV, déchainée contre Jackson ces derniers mois. Hier, ses narines tremblaient de rage. Elle jappait sur ses invités qui avaient la témérité de dire que, bon, le jury n'aurait pas pu rendre un autre verdict, étant donnés les doutes qui pesaient sur cette affaire et la faiblesse de certains témoignages. (Sur la photo, Nancy Grace est la blonde avec la dent noircie sur le panneau brandi par une fan.) Jacko va-t'il tirer des leçons de ce procès qui l'a transformé en spectre? Tout le monde guette désormais son come-back. Et je suis bien soulagée que ca soit fini.
+ Jacko=Martin Luther King on MJJsource.com
+ Would Jacko be free without the help of a private investigator?
+ Tony!
Rien de tel pour dégriser un dimanche matin, après le gala du Club de la Presse à Hollywood (photos ici et ici): un tremblement de terre de magnitude 5.6. J'étais à mon ordinateur, avec aspirine, café et New York Post à portée de main quand le bureau s'est mis à tanguer. Le séisme a pourtant eu lieu dans le désert près de Palm Springs, à 150 km de Los Angeles. Je déteste les seismes. Chaque secousse est un rappel qu'il faut changer les barres de nourriture périmées du "kit de survie" dans le placard et que la colline peut vous dégringoler dessus. Et vous enterrer en bonne compagnie, avec la voisine stoned, adepte des solos de trompette à 3 heures du matin.
La formidable nouvelle du jour en France: la journaliste de Libération et son guide retenus otages en Iraq pendant 5 mois ont enfin été libérés! Le bandeau de soutien en haut de ce site peut disparaitre ainsi que toutes références confuses à Orlando Bloom. Cette libération est à peine mentionnée sur CNN et les chaines toute-info ce matin. Les otages d'Italie - membre de la coalition - ont droit à beaucoup plus d'égards.
Dimanche, on a voté (par procuration) avant de rejoindre une bonne foule de fans de Michel Houellebecq venu l'écouter parler de son essai sur Lovecraft au musée Hammer, à Westwood. Le Times de Londres avait senti venir un "coyote moment" pour le gouvernement français (voir * au bas) mais pas pour Houellebecq. Assez léthargique pendant sa performance, il s'anime en commentant le résultat du référendum:
"Probablement 95% de nos représentants politiques avaient une opinion, et 57% des électeurs avaient l'opinion contraire. C'est un grand moment, vraiment... C'est un phénomène croissant, les élus qui ne représentent plus le peuple. [...]""Je suis très surpris parce que d'habitude, les Français sont des lâches. Quand c'est important pour l'Etat, le gouvernement vous dit qu'il faut voter oui, qu'il n'y a aucune raison de voter non, que c'est irresponsable de voter non. Et ils le répètent en insistant de plus en plus jusqu'au dernier jour. Et les gens votent 'non!' C'est un échec incroyable."
"Probably 95 percent of the professionals of representative democracy had one opinion, and 57 percent of the people had the other opinion. It's a great moment, really.... It's a growing phenomenon -- representatives don't represent any more the people. [...]""I am very surprised because normally French are cowards. When it's important for the state, the government tells you that you have to vote yes, there's no reason to vote no, it's irresponsible to vote no. And they repeated it at high levels with more and more stress until the last day. And the people voted no!... It's an incredible failure."
"Est-ce un signe que nous nous dirigeons vers l'extinction de l'humanité?"a demandé le présentateur, en référence aux dernières pages du roman "Les Particules élémentaires." Les Américains se marrent, mais dans l'assistance, des Français de L.A. restent songeurs. Il faut dire qu'en début de soirée, des strip-teaseuses burlesques avaient chauffé la salle pour Houellebecq, l'écrivain français vivant le plus fascinant, le plus connu et sans doute le plus vendu au monde.
Houellebecq est tout recroquevillé, les jambes entortillées en Bretzels. Il est souvent drôle sans le faire exprès. On parle de sexe et il émet un petit rire. Un copain, ex-pornographe chez Hustler, trouve que Houellebecq lui rappele les drôles de types silencieux qui trainent parfois sur les tournages de films porno, les épaules rentrées. Ils laissent échapper des rires bizarres et plus tard, envoient à Hustler les lettres les plus obcènes. Autre détail: alors que Bernard Henri Lévy prédit la mort de Los Angeles, Houellebecq pense en revanche que les vieilles métropoles comme Paris ou New York vont disparaitre et que "le futur appartient aux villes comme L.A."
Voici Houellebecq avec des effeuilleuses, à la réception. Je viens le saluer pour notre petite interview radio calée avec son attachée de presse. C'est son premier voyage en Californie, avec étape au kitschissime Madonna Inn, une menace de manif à San Francisco et cette affaire dans l'air qui aurait pu lui inspirer un commentaire. "Non, je n'ai pas envie," dit-il en tirant sur une clope au-dessus d'un carton "merci de ne pas fumer."
J'essaye de nouveau, en variant... Houellebecq n'est pas désagréable, au contraire, mais difficile à suivre. Je retiens du mélange de phrases inaudibles et de grommellements 1. Que Michel Houellebecq "n'a pas de vie privée." Il va où "là on lui dit d'aller." 2. La Californie est très bien pour faire du shopping, surtout à Petco, le supermarché pour chiens. 3. Il n'a pas enquêté aux USA pour son nouveau bouquin, en relation avec le milieu des sectes, parce que "les sectes sont beaucoup plus présentes en Europe" (?) 4. Les Américains sont beaucoup plus relax chez eux qu'à Paris, donc beaucoup plus agréables ici (!) Il aimerait qu'à l'avenir, son éditeur l'envoie ailleurs qu'à New York pour voir du pays (car, encore une fois, il va où on lui dit d'aller.)
Faute d'interview, je lui présente son recueil "Rester vivant." "Ah, c'est pas mal, ca" dit-il, avant de signer "San Francisco, le 26 mai", corrigeant la date (29) mais pas le lieu. Rendez-vous le 1er septembre.
* "Coyote moment": les lendemains de cuite difficile quand on découvre un(e) inconnu(e) dans son lit et que l'on préfèrerait s'arracher un membre avec les dents, comme le font les coyotes pris dans un piège, plutôt que de confronter la réalité.
La L.A.P.D, la célèbre police de Los Angeles, sait répondre aux urgences, en voici la preuve: Amy m'avait signalée que nos policiers avaient récemment fermé une expo de parodies de logos publicitaires à Downtown L.A., à cause du contenu jugé "agressif" et "offensant". Cette expo diffuse des messages incroyablement originaux et subversifs: anti-globalisation/multinationales/Bush/war on drugs etc.
Or, Blogging L.A. a de nouvelles infos: selon eux, la police a expliqué à la gallerie avoir agi en réponse à un e-mail (UN!) d'un citoyen anonyme choqué, sans doute le même qui a traité les exposants de communistes (l'ignominie!) Mais le rapport de police mentionne 200 manifestants qui ne se sont jamais matérialisés, selon des témoins ... Bien sur, la gallerie est à quelques minutes de quartiers-ghettos où des gangstas s'entretuent et terroristent les résidents.
A New York l'année dernière, un portrait de Bush composé de multiples petits singes avait été retiré d'une expo, par le manager, pas la police, et l'affaire s'était bien terminée.
Now Blogging L.A. has new information: according to them, the police told the gallery that they closed the exhibit in response to one e-mail (ONE!) from a shocked and anonymous citizen, probably the same person who called the gallery owners communists (the ignominy!). But the police report mentions 200 protesters, who, according to witnesses, were never there! Of course, the gallery is minutes away from ghetto neighborhoods where gangstas kill each other and terrorize residents.
In New York last year, a painting featuring a portrait of W. Bush made of multiple monkeys was removed from an art show by the manager, not the police, and it all ended up pretty well.
En rentrant d'un match de baseball, Matt s'est un tantinet énervé en découvrant cette affiche sur l'autoroute (ci-contre): la réponse d'une chaine de radio conservatrice à la campagne controversée dont on a beaucoup parlé ici, car elle a fait sortir notre gouverneur Schwarzenegger de ses gonds. Une chaine de télévision hispanique de Los Angeles s'était amusée à suggérer que Los Angeles n'appartenait pas à la Californie, mais au Mexique... Ouch! Détails ici chez Matt.
Mercredi, cocktail party de l'hebdo alternatif L.A. Weekly dont le clou était la visite du complexe d'appartements Sunset and Vine à Hollywood. La nouvelle mode ici est aux appartements chers (2500 $ par mois pour un une pièce-grande cuisine-salle de bain à Sunset & Vine...) dans des complexes dignes d'un hôtel, avec projections de films au bord de la piscine, salle de gym, sauna, petit coins-salon sur la terrasse à l'ombre des palmiers avec accès Wi-fi. C'est assez nouveau à Los Angeles. Dans cette mégapole étalée à l'horizontale, ceux qui vivent en appartement (la moitié de la population) sont un peu comme les piétons: les tristes figures de L.A., les losers du rêve californien. Détails du Weekly:
Personne ne déménage à Los Angeles pour vivre en appartement. Ou du moins, pour finir dans un appart. Un appart ici est temporaire, une étape en attendant que les prêts étudiants soient remboursés, que le groupe décroche un contrat avec une maison de disque, que le scénario soit vendu ou que l'on se marie ou s'installe en couple [...] A Los Angeles, c'est un signe d'anomalie, de transition ou de défaite.
No one moves to Los Angeles to get an apartment. Or at least not to end up in one. An apartment here is a way-station, a temporary fix until the college loans are paid off, or until the band is signed, or the screenplay is sold, or you make partner, or you tie the knot [...] In L.A., it’s a sign of quirkiness, transition or defeat.
De fait, beaucoup de gens préfèrent habiter à perpète et passer plusieurs heures par jour dans les bouchons pour posséder leur carré de gazon jugé vital les momes, le chien, le barbecue.
Dans un tel contexte, le numéro spécial du Weekly "L'appartement comme objet de désir" se lit presque comme un roman de science-fiction et fait réfléchir sur l'avenir de L.A. à la "verticale," sous la pression de la population croissante. Comme le dit le résident d'un appart chic: L.A. est super pour y vivre tant que vous évitez les freeways - ces autoroutes urbaines de plus en plus congestionnées.
In this context, the Weekly's special issue "The Apartment as object of desire" almost reads like a science-fiction novel, and makes you ponder L.A.'s vertical future under the pressure of the growing population. As a resident from a chic apartment complex says: L.A. is great to live, as long as you stay off the increasingly congested freeways.
Quand aux appartements de Sunset + Vine: aussi chouettes que sur le site. Mais comme dans le Village de la série TV Le Prisonier, une musique irritante se dégage en permanence des palmiers en pot au bord de la piscine. Vous vous apercevez que certaines pierres sont en fait des bafles déguisées en caillou!
Fishbowl L.A. découvre l'article de BHL sur Los Angeles dans The Atlantic et souligne les passages les plus irritants. BHL a du mal à saisir L.A. et s'obstine à chercher des repères traditionnels, comme si une ville devait forcément posséder, à l'européenne, un centre-ville historique encore vivant, des contours définis, un monument d'où l'on peut avoir une vue globale. Sa conclusion? L.A. est une ville post-historique et va très certainement mourir!
En septembre dernier, L.A. Observed s'était amusé à la vue de BHL et son entourage en train de préparer l'article en question, sur les traces de De Tocqueville.
J'ai réussi à vivre 32 ans sur cette planète sans jamais voir un seul film de Star Wars en entier (et ce n'est pas faute d'avoir essayé sous les conseils répétés de Nicolas, mais... comment dire... ca m'ennuie à en pleurer!) Toutefois, je comprends la passion qui anime les férus de Star Wars en plein camping en ce moment sur Hollywood Boulevard. En fan du Prisonnier, j'ai participé à des conventions et entrepris un pèlerinage à Portmeirion, le "vrai village" au Pays de Galles où a été tourné cette série télé culte.
Avant chaque sortie d'un film Star Wars, des fans font la queue devant le cinéma Mann's Chinese à Hollywood des semaines avant la première.
En voici dans la tente sur la photo: ils sont une quinzaine à pourfendre la chaleur écrasante. L'un d'eux, Karl, décroche le combiné d'une cabine téléphonique. Des gens du monde entier appellent le numéro + 1(323) 462 9609 en faisant des blagues du genre: "Allo? Obi-Wan Kenobi?" Karl leur répond: "Désolé, il est parti déjeuner!"
Sean Bonner a révélé sur Blogging L.A. que les fans (250 en tout) campaient devant le mauvais cinéma! Les fans insistent qu'ils ont le bon. Sur Blogging L.A., des commentateurs se sont foutus d'eux et les fans ont sorti leur sabre laser: la guerre est ouverte!
Le fan sur la photo ci-contre, Eliott répond aux critiques, puis explique pourquoi il n'est pas un nerd, montre son sabre et demande à une poupée Yoda son avis sur Episode III (pour écouter le fichier MP3 de Eliott en anglais sur 1 minute 40 cliquez ici.)
Plus tard, deux fans, Francisco et Os se lancent dans une brève chanson d'Ewok (écouter ici le son en MP3)
Et sur the Stars Walk of Fame, ce sosie d'Anakin Skywalker (qui semblait avoir déjà bu quelques canons de bon matin) me donne un cours sommaire de maniement du sabre laser. Plus de photos du boulevard sur la gallerie Buzznet.
Où est passée Xeni Jardin? Réponse aujourd'hui dans le Los Angeles Times qui consacre un long portrait très détaillé de la cyber-célébrité montante. Il contient plusieurs scènes indélébiles, celle de Xeni se réveillant un jour dans un squatt avec un rat sur la figure!
Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Xeni est la fille la plus branchée qui soit: blogueuse chez Boing Boing, journaliste tech, visionnaire, geek (elle sait coder) et surtout lumineuse en personne. Je ne l'ai pas vu depuis un moment mais à la lecture de l'article, c'est évident qu'elle n'arrête pas avec de nouvelles apparitions télévisées en plus du reste. Le voile est levé en partie sur son passé mystérieux et le charismatique Dr Munir qui, apparemment, lui a sauvé la vie. Xeni s'est choisie un nom, un look, et partage son émerveillement de vivre à l'époque qui est la nôtre.
MISE-A-JOUR: Xeni me fait savoir: "En fait, je n'ai pas choisi mon nom. Il m'a été donné et je n'ai joué aucun rôle dans sa sélection, même si je l'ai accepté avec joie. Je t'expliquerai quand tu veux... Pour moi, c'est une distinction importante."
UPDATE: Xeni writes: "Actually, I did not choose a name. The name was given to me, and I played no role in its selection. I accepted it happily, though. I'll explain the detail any time, but to me, that's an important distinction."
Il m'a dit que son film préféré est Alphaville, le thriller de science-fiction de Jean-Luc Godard dans lequel l'ordinateur Alpha 60 est saisi d'une extase poétique et accède à une forme de conscience. Dans une récente interview au blog local LAIST, elle répond à cette question:
- A quoi va ressembler l'internet à l'âge adulte?
- A quelque chose que je ne reconnaitrais pas.
- So what will the internet become when it grows up?
-Something I will not recognize.
Terri Schiavo est morte. Toute l'Amérique semblait suspendue à son sort, à commencer par les chaines d'infos obsédées par cette affaire politico-sociéto-judiciaire américaine. Les médias sont restés discrèts sur un point: la boulimie est à l'origine de la tragédie de cette jeune femme. Ses vomissements et différents troubles auto-induits ont entrainé l'arrêt cardiaque qui a plongé Terri Schiavo dans cet état végétatif. Ses parents se sont battus pour maintenir son tube d'alimentation. Elle est morte privée de l'alimentation qu'elle refusait déjà de son vivant.
Cette triste affaire a eu au moins le mérite d'inciter de nombreux Américains à revoir leurs testaments. Et à réfléchir: on en a conclu hier soir avec Cathy et Jacki que si l'on souhaite être "débranché", il vaut mieux confier cette responsabilité à quelqu'un d'autre que ses parents. Pour les parents, c'est trop dur. Ils risquent de se réfugier dans l'abnégation. En attendant, les vivants ont besoin de cran pour supporter George et Jeb, fervents partisans de la peine de mort, revendiquer sur toutes les télés la "culture de la vie" et la "sainteté de la vie" et déplorer la fin de cette malheureuse Terri.
Une raison de plus (à mes yeux) pour filer à la conférence du magazine libertarien Reason ce week-end. Le rédacteur-en-chef Nick Gillespie débattra de l'affaire Schiavo ce soir avec Cathy sur le Dennis Miller Show sur CNBC à 6 ET/9 PT. (Jérôme nous réfère à un extrait du Daily Show sur la folie médiatique des derniers jours.)
Détail effarant: les médecins de Terri Shiavo ne se risqueront peut-être pas à présenter leurs condoléances à sa famille. La chroniqueuse Amy Dickinson m'apprend que de plus en plus de docteurs américains préfèrent rester silencieux par crainte des procès, car dire "Je regrette le décès de votre proche" peut être perçu comme une admission de culpabilité! Elle précise: "Des lois surnommées "Je suis désolé" ont été votées dans 5 états, permettant aux médecins de dire "mes sincères condoléances" sans que cela ne puisse être utilisé plus tard dans une action judiciaire pour faute professionnelle."
Michael Jackson se dit persécuté, se compare à Nelson Mandela (interview audio ici) et proteste silencieusement avec sa collection de brassards, analysée en détail sur CityRag (merci pour le lien Amy!)
J'ai croisé un Michael Jackson en pleine forme cette nuit en salle de maquillage - plus précisément, l'acteur Edward Moss (ci-contre + son site de sosie pro) qui l'incarne dans la reconstitution journalière des moments forts du procès Jackson pour l'émission spéciale de la chaine E! Bruno Icher explique le concept dans Libé:
"Ainsi, chaque jour, les acteurs n'ont que quelques heures pour apprendre leur texte, en l'occurrence les minutes du procès, avant de l'interpréter. A intervalles réguliers, des experts (avocats, journalistes) en plateau interrompent la performance pour donner leur interprétation du procès. Le résultat est vertigineux, vaguement pervers et passionnant."
"Thus, every day, the actors only have a few hours to learn their lines, i.e. selected moments of the trial before playing them on camera. In between each segment, experts (lawyers, journalists) in the studio interrupt the performance to give their interpretation of the trial. The result is breathtaking, vaguely perverse and captivating."
Pour la deuxième semaine consécutive, les producteurs m'ont invitée sur le plateau de l'émission française pour commenter les vignettes avec une qutre correspondante en Californie, Claudine Mulard du Monde et l'avocat Bill Moore, qui a représenté des prêtres catholiques accusés de pédophilie. L'émission présentée par le super-énergique Ramzi passe en ce moment (samedi soir 20h en France) sur Canal Satellite, chaine E! donc.
L'expérience est inédite pour moi et malgré les horaires de tournages tardifs, décalage horaire oblige (jusqu'à 4h du mat la semaine dernière, 2h30 hier) c'est passionnant de tenter d'assembler ce puzzle juridique qui divise les commentateurs de plus en plus violemment ici. Le ton monte au fil des semaines. Sur les talk-shows juridiques de Court TV, de nombreux animateurs/journalistes sont d'anciens procureurs qui défendent les victimes présumées envers et contre tout et ont déjà déclaré Jackson coupable depuis longtemps.
Ce procès sans fin surnommé "Foreverland" coute une fortune à Santa Maria, la petite ville conservatrice entourée de champs de fraises et de broccolis où se déroule le procès, à 4 heures de route de Los Angeles. Le procureur investit des sommes folles: cela fait peu de doute qu'il veut la peau de Jacko. Bill, l'avocat de l'émission de ce soir est formel: "Si le procès avait lieu à Los Angeles, Jackson serait acquitté."
Etant française, j'ai tendance à rationaliser comme beaucoup de mes concitoyens qui réagissent avec étonnement face à la famille qui accuse Michael Jackson et pensent: "Vous aviez entendu les rumeurs. Vous êtes forcément au courant des accusations de pédophilie en 1993. Et malgré tout, vous êtes suffisamment stupides pour laisser votre gamin passer la nuit à Neverland? Et vous vous plaignez?" Claudine du Monde n'a pas du tout le même point de vue que moi sur cette famille. On a commencé à se chamailler dans les coulisses de l'émission avant de revenir à des choses essentielles, en bonnes françaises: où trouver de bons yaourts crémeux méditerranéens à Los Angeles? Réponse: Trader Joe's.
Cette culture du "tout le monde est une victime" et le manque de responsabilité personnelle qui existe aux USA ne passe pas bien en France. Tout comme les procès animés par des motifs financiers (car même si la famille a mollement nié vouloir trainer Jackson en justice pour obtenir de l'argent, elle a consulté deux avocats dont celui qui a négocié l'accord à l'amiable de quelque 20 millions avec le jeune accusateur de 1993. Une plainte au civil ne surprendrait personne.)
Ensuite, c'est vrai qu'en vivant à Los Angeles, on voit à quel point les stars sont constamment harcelées, cibles de malades, de stalkers et d'escrocs. Reste que, même si l'attitude de la famille m'est très étrangère et peu ragoutante, je n'ai pas d'opinion définitive sur la chose qui compte le plus dans cette affaire: Jackson est-il coupable ou pas?
This culture of “victimization” and lack of acknowledgement of personal responsibility that exists in the US doesn’t play well in France. Nor do people bringing lawsuits with a financial motive (even though they have mildly denied going after Jackson for money, the family has consulted with two lawyers, including the one who worked out the $20 million settlement with the kid in '93, and it sure smells like a civil suit in the making.)
Also, being now a resident of Los Angeles, we can see firsthand how stars get targeted non-stop by sickos, stalkers and grifters. Now, even though the family’s attitude is so foreign and unappealing to me, I haven’t made up my mind on the most important thing: is Jackson guilty or not?
Happy Paddy's day avec Jim Lowney au milieu de la fanfare (et jamais loin d'un bar) dans le New Jersey. Puis petit détour par Berne avec Morgain, le groupe de musique irlandaise de l'amie helvète Sara. La radio DRS leur a consacré un long reportage (format Real Audio) en suisse-allemand, belle langue captivante et impénétrable qui se marie rudement bien avec la zique irlandaise. Ah, si Morgain chantait en dialecte bernois!
BRAVO tardif à Tony, Boing Boing et Nick Denton et ses webstars ont remporté une belle brochettes de Bloggies!
Concernant la photo: grâce à la divine Jeanine , j’ai décroché un travail inattendu de traductrice sur Fine Art Showcase, une émission de télé de vente aux enchères d’art sur le cable à travers les USA (difficile à imaginer en France.) A cours de mots, j’agite des mains à l’italienne entre le présentateur Barry Chappell et le maitre-verrier français fort sympathique Jean-Claude Novaro.
Demain, je ferai mes débuts de pundit («commentatrice») dans la version française de l’émission «The Michael Jackson trial.» Vous-en avez sans doute entendu parler: les caméras de télé étant interdites dans le tribunal pendant le procès de l'ancien roi de la pop, la chaine E! filme des reconstitutions des moments-cléfs de la journée avec des acteurs. L’émission française sera diffusée les samedis sur Canal Satellite. (A potasser d’ici là: les conseils de la productrice de télé Kate Coe, pour les invités de plateaux de télé!)
Est-ce que le public français se passionne pour l’affaire Jackson? J’ai l’impression de ne couvrir que cela depuis fin janvier. Michael Jackson est encore relativement admiré en Europe et y vend encore des disques (l'Europe de l’Est a une affection particulière pour Jacko.) Ici, la plupart des médias le traitent comme une bête de cirque («un freak») plus qu’autre chose avec parfois une hargne déshonorante. Va-t-il tenir le coup? Lors de son apparition l'autre jour au tribunalk, hagard, en pyjama, il avait l'air au bout du rouleau.
Maintenant, pour une histoire vraiment bizarre, je vous renvoie sur le récit de cette collaboration entre Michael Jackson et son copain Bart Simpson.
Now, for something really bizzare, here is this story of a collaboration between Michael Jackson and his pal Bart Simpson.
Le responsable éditorialiste du Los Angeles Times pourrait bénéficier de petites vacances en France (cf. la rafraichissante photo de la comédie Les Bronzés, surnommé aux USA "French fried vacation", disponible ici.) De quoi se faire une meilleure idée du pays avant de publier toute une colonne de sa page opinion intitulée: "Le panthéon français de la honte", un hit-parade des trois affaires françaises les plus déshonorantes aux yeux du journal. Admirez la finesse du point dès le premier paragraphe:
"Les temps sont durs pour la fièreté gauloise. Non seulement les restaus McDonald's à Paris sont pleins à craquer mais les sensibilités culturelles françaises sont sans dessus-dessous car l'un des films préférés de la nation l'année dernière, Un Long Dimanche de Fiancailles a été partiellement financé par les Américains (en Français dans le texte) de Warner Bros."
"These are tough times for Gallic pride. It's not enough that McDonald's outposts in Paris are jampacked, now French cultural sensibilities are all atwitter because one of the nation's most lauded films last year — "A Very Long Engagement" — was partly financed by les americains from Warner Bros.
Le journal cite ensuite le scandale de l'appartement Gaymard et en dernier, la très modeste contribution de Chirac pour "la stabilité en Irak" à hauteur de 660 000 $ (j'ai lu qu'il était question de 2 millions, mais on ne va pas pinailler!)
Cet édito à tiroirs soulève des points incontestablement honteux sur l'affaire Gaymard notamment. Mais dans l'ensemble, il ne sent pas très frais (le brouhaha autour du Long Dimanche remonte à belle lurette, le scandale Gaymard a éclaté il y a un mois…) et des idées reçues sont ruminées très paresseusement.
This multiple-entries editorial brings up some very obviously shameful points, especially on the Gaymard affair. But all in all, it doesn't smell very fresh (the hoopla around A Very Long Engagement dates back several months; the Gaymard scandal erupted more than a month ago...), and it's mostly guilty of recycling cliches like a lazy cow chewing cud.
Rien que dans le premier sujet:
Le journal nous sert l’image irrésistible des Français horrifiés face aux McDos français pleins à craquer. Allons! Les McDos ne sont pas remplis de touristes américains en shorts, mais de Frenchies. C’est peut-être… parce qu’ils aiment y manger? Le comptoir des McDos n’est pas un mur de lamentations de Gaulois secoués de pleurs incontrôlés, ravalant leur honte pour commandant un menu Big Mac. La nourriture McDo en France est autrement meilleure qu’aux Etats-Unis, c’est même varié et assez bon, le café est tout à fait correct. Et en plus, des restaus McDo offrent aussi la Wi-fi gratuite! Le succès des McDo français est tellement phénoménal que des pros français sont appelés à la rescousse pour redorer la marque aux USA.
The LAT serves us with the irresistible image of the French being dismayed by packed McDonald's franchises on French soil. Please! We all know by now that "Les McDos" (as they're affectionately called in France) are not filled with American tourists in shorts, but with normal French people, right? Maybe the French actually love eating there? French McDos' counters are not Wailing Walls of Gallic customers tearfully ordering Big Mac menus between ashamed sobs and chokes. The food at French McDos is way better than in the States. It's actually diverse and quite good. The coffee is very acceptable. McDos also provide free Wifi. The success of French McDonald's is so phenomenal that French McDo pros are being called to the US to revive the lagging brand here.
Puis le LAT ressort les mouchoirs au nom des Français chagrinés par le fait que «près de la moitié des tickets de cinéma sont vendus pour des blockbusters hollywoodiens.» Mais il y a de quoi se réjouir justement! Dans toute l’Europe en moyenne, la part des films américains (pas tous des blockbusters, soit-dit en passant) avoisine les 70-75% par comparaison.
Les dernières statistiques françaises donnent plutôt matière à célébrer: le cinéma français produit un film toutes les 43 heures, selon le CNC (petit lien au passage au site de Joyeux Noël, le film de Christian Carion, frère du célèbre blogueur californien Pierre. La fréquentation des salles de ciné est en hausse, et en 2004, la part des films français a augmenté : 38,4% (contre 35,0% en 2003). A l'inverse, la part des films américains a baissé à 47,2% (contre 52,8% en 2003)...
Le LAT choisit de voir les choses différemment. Et affaire Gaymard mise à part, les Français auraient sans doute sélectionné d'autres scandales dans leur propre "panthéon de la honte."
The French movie industry produces one film every 43 hours, according to the French state agency CNC (a pretext to link to Joyeux Noël, the new movie of Christian Carion, brother of famous California blogger Pierre. Attendance at theaters is on the rise, and in 2004 the share of French movies at the box office increased to 38.4% (compared to 35.0% in 2003). On the other hand, American movies have receded to 47.2% (from 52.8% in 2003)...
The LAT is choosing to see things a little bit differently than how they actually are. Aside from the Gaymard scandal, I bet the French would have choosen different affairs to put on their own Hall of Shame.
Il ne s'agit pas de ce bambi-là accusé de faire boire du "Jus de Jésus" aux enfants, mais de l'acteur Donald Donagan, qui a prêté sa voix et ses traits au petit faon de Disney en 1942 alors qu'il n'avait que 5 ans et demi. Shelley Gabert du site FilmStew.com a retrouvé sa trace à l'occasion de la sortie du dessin-animé en DVD.
Donagan est un semi-retraité du Texas: non seulement Bambi ne l'a pas enrichi mais il a perdu toutes ses économies dans le scandale Enron! Une histoire néanmoins rafraichissante après une journée à couvrir les aventures judiciaires de l'autre Bambi.
Donagan is a semi-pensioner from Texas: Bambi didn't bring him fortune and he lost all his life savings in the Enron scandal! Still, a refreshing story after spending a day covering the legal adventures of the other Bambi...
(mise à jour lundi avec un peu d'audio) En direct de la salle de presse des Oscars: les nominés français ont déchanté, surtout après l'interprétation abominable de la chanson des Choristes, par Beyoncé: elle a chanté les paroles françaises de "Vois sur ton chemin" avec une patate dans la bouche, accompagnée par une chorale du New Jersey au lieu de la chorale du film (pour faciliter les répétitons, en anglais? Pour économiser quelques dollars sur des billets Air France?)
Mais les Oscars ne voulaient que des stars sur le podium: l'auteur de la chanson gagnante, celle de "carnets de voyage", Jorge Drexler a chanté ses remerciements au micro en guise de protestation. Il l'avait mauvaise qu'Antonio Banderas et Carlos Santana aient interprété sa chanson à sa place devant les téléspectateurs du monde entier à sa place.
Clearly the Oscars only wanted stars on the podium: the Oscar-winner of the Motorcycle Diaries song, Jorge Drexler,sung his thank you in a protest gesture. He was upset that Antonio Banderas and Carlos Santana were picked to perform his song in front of a worldwide audience instead of him!

Dans la salle de presse, Cate Blanchett (meilleure actrice dans un second rôle) a répondu gracieusement aux questions habituelles réservées aux lauréates: ce qu'elle pense du Botox, si elle est supersticieuse... (elle avait un gant ayant appartenu à Katharine Hepburn dans son sac.) L'élégante Australienne a fait preuve d'humour dans ce petit échange avec un journaliste: (POUR ECOUTER: télécharger le petit fichier MP3.)
Q: Cate, your temperament is much more that of an actor and less of a movie star. Do you think that an Oscar...
(Blanchett, in her Katharine Hepburn impersonation): Oh darling you caught me on the wrong day!!!Q. Oh, is that what it is? Do you think the Oscar will change --
(Blanchett, roaring): Will change me? Absolutely, you ass****!!"
(later:) Can I have my champagne now?
Now Alexander Payne and his co-screenwriter buddy Jim Taylor are talking about drinking:
Question: what kind of grapes, what kind of wine would you drink to celebrate this oscar, apart from champagne?Taylor: We're having some tequila.
Payne: We just had a couple shots of Patron down there.
Journalist: No Pinot Noir in the...?
Payne: No. Not efficient enough, if you know what I mean!
PS: link to a NPR report about how soft the backstage press is with the Oscar winners, courtesy of L.A. Observed
+ a bunch of links and oscar videos, courtesy of Tony Pierce
La série de photos la plus populaire sur Yahoo News. Je n'ai pas couvert du tout ces intempéries hollywoodiennes pour les radios françaises: on me dit qu'à côté du tremblement de terre en Iran, nos petits problèmes sont un peu ridicules... En revanche, elles sont friandes du procès de Michael Jackson!
Rentrée à Los Angeles sous des pluies diluviennes: on craint les écoulements de boue, des maisons commencent à s'affaiser un peu partout dans la région. Tout à l'heure, le trottoir devant la superette Trader Joe's à Silver Lake avait complètement disparu (on aurait dit un étang.) Le bureau de Matt est partiellement innondé. On va nous dire que les Angelenos font les chochottes, trop habitués au soleil éclatant pour distinguer une pluie des "orages de proportions bibliques" décrits par les présentateurs TV à bout de souffle, sous leur ciré jaune. Franchement, c'est impressionnant. Le rescapé d'une maison ratatinée dans notre quartier raconte: "J'ai cru à un tremblement de terre!" Au moins ici, tout le monde sait l'effet que ca fait!
A New York, il faisait un froid de canard d'où le refuge à Brooklyn chez Amy et Martin autour d'un "grog" entre amis, dont plusieurs de Budapest. Rien de tel que de séjourner chez une copine qui tient plusieurs blogs sur New York, ici et sur Newyorkology: Amy est imbattable sur tout, y compris les meilleurs plans de NYC à télécharger sur son Palm.
On est tombés d'accord sur les "gates," l'installation de Christo et Jeanne-Claude (ci-contre): un désordre de chiffons qui bouche la vue du parc et le transforme en immense chantier en construction. Loin d'être aussi dramatique et beau que l'atoll rose ou le pont neuf emballé dans de la soie dorée. Si au moins les poteaux n'étaient pas orange, mais transparents. Ou si les étoffes étaient suspendues. Tout le monde converge vers le parc, et c'est sans doute l'aspect le plus émouvant. Ensuite, tout le monde va boire - c'est New York! Jim nous a emmenés dans un bar irlandais où le proprio, un ancien flic, chante du rap aux textes très à gauche.
Adieu Hunter S. Thompson: sale journée pour Matt et les trentenaires de sa génération endeuillée éternellement après Kurt Cobain. L'ami Ken Layne écrit un bel hommage exténué (quelques heures après la naissance de son fils Jesse Dean! Bravo!) sur cet homme qu'il a rencontré, et a été l'un des "piliers de sa vie". Matt avait raconté sa propre rencontre sur le campus de Santa Barbara avec HST à la recherche d'une machine à écrire. Libé publie un article réjouissant sur Hunter S. qui se revendiquait avant tout musicien. Cette disparition m'attriste aussi, mais tout comme ce compte-rendu d'une récente visite d'un HST "à demi-cohérent" dans une librairie à Los Angeles.
En clin d'oeil à la photo publiée ici le 21 janvier, Frederic Guarino nous signale sa série de photos rigolotes réalisées avec Casimir (tout petit sur la photo ci-contre) à Central Park, à New York, qui vient d'être mis à l'orange [D'ailleurs, Matt est déjà à NYC et j'y serai en fin de semaine prochaine pour voir les Gates en vrai!]
Evitez de vous soulager dans les buissons devant la maison de Amy Alkon à Venice, à Los Angeles, parce notre vengeresse rousse n'a jamais son appareil photo numérique très loin! /
Avis aux fans de la divine Sharon Stone qui se demandent quel moustique l'a piquée à Davos il y a deux semaines: quelques théories sont distillées dans mon dernier papier dans Libé. Je ne l'ai jamais vue autrement que sur des tapis rouges, mais elle a assisté l'année dernière à une conférence de Bernard Henri Lévy à Los Angeles et a laissé des souvenirs impérissables à plusieurs de mes amis dans l'assistance... /
Hier dans le bar japonais de Yamashiro à Hollywood, Allan (fidèle lecteur du blog de Cathy Seipp qui laisse des commentaires toujours impeccablement nuancés quand elle pousse le bouchon un peu loin à son goût!) expliquait combien aux USA, les préoccupations des baby-boomers dominent le discours national et la culture populaire.
Il y a quelques années, par exemple, la génération de Spielberg aux commandes d'Hollywood n'en finissait pas d'explorer la deuxième guerre mondiale et tout ce que leurs parents avait vécu. En ce moment, les médias sont absorbés par la réforme de la "Social Security" de Bush, un problème directement lié à la grande taille de "la génération la plus formidable," comme elle est surnommée ici.
For instance, a few years ago, Spielberg's generation, which controls Hollywood, couldn't stop exploring WWII and everything that their parents ("the Greatest Generation") had experienced. Now, medias are focusing on Bush's reform of Social Security, which is a problem directly linked to the huge size of Generation Boom.
Nancy Rommelmann une amie journaliste qui écrit merveilleusement et blogue ici, raconte dans le magazine du Los Angeles Times comment des baby-boomers de Californie du nord réinventent les rituels funéraires. Extrait:
"Ils ont écrit eux-mêmes leur serments de mariage, ont exigé les naissances à la maison et les hospices. Maintenant qu'ils enterrent leurs parents et envisagent les ultimes préparatifs, ils cherchent des alternatives aux produits chimiques qui avilisent le corps et dégradent la terre et aux cerceuils qui coûtent aussi chers qu'une voiture."
"These are the folks who wrote their own marriage vows and demanded home birth and hospices, and now that they're burying parents and considering their own final arrangements, they're looking for alternatives to being pumped with chemicals that demean the body and degrade the earth, and caskets that cost as much as cars."
Plus tard avec Allan, nous avons évoqué les baby-boomers qui deviennent parents sur le tard (à lire pour plonger dans la discussion: l'opinion post-féministe de Cathy sur son blog et le billet de Nancy.)
Dans le Libération d'aujourd'hui, je présente la série télé qui cartonne actuellement aux USA, Desperate Housewives. Quatre des cinq actrices principales ont la quarantaine bien sonnée. Une rareté aux USA où le jeunisme est une véritable épidémie. Pour Allan, c'est encore là le signe de la domination des baby-boomers quincagénaires, pour qui les jeunettes de 40 ans sont fraîches comme des boutons de roses. Nous verrons peut-être bientôt davantage de femmes mures dans la culture populaire américaine.
In today's Libération, I introduce to French readers the very successful American TV series Desperate Housewives. In which 4 out of the 5 main actresses are "on the wrong side of 40," as Americans say. Which is a rare thing in the youth-obsessed culture here. For Allan, this is again the sign of the Baby Boomers' dominance, since, for the 50-year old running the show, those 40-something actresses are as fresh as rose buttons. So we may soon see more mature women in American popular culture.
A San Diego, Pierre Carion répère les différents panneaux d'interdiction sur les plages de son petit coin de Californie, photos à l'appui. A Los Angeles il y a quelques années, nous avions eu ce panneau publicitaire assez spécial sur Sunset Boulevard. /
"Jacko le Barjo" entâme son procès demain et vu comme c'est parti en ce qui me concerne et tous les correspondants en Californie, ce thriller judiciaire va mettre du beurre dans les épinards. Fin 2003, son arrestation hébétée et l'élection de Schwarzie au poste de gouverneur de Californie m'avaient déjà procuré du travail non-stop, et ce, sans que je ne fasse une seule interview de l'un ou de l'autre. Comme l'observe le critique de cinéma Roger Ebert dans le New York Post d'aujourd'hui, plus les célébrités s'étalent dans les médias sous tous les angles (et font manger des journalistes) moins les médias y ont accès, bloqués par une armada de publicistes, d'agents et de managers.
Au sujet de Los Angeles et des journalistes qui tentent de couvrir le cinéma dans cette ville, ne pas manquer les confessions de Bernard Weinraub. L'ancien correspondant du New York Times à Hollywood a eu un choc à ses débuts à Los Angeles face au gouffre économique "de folie" séparant les pros du cinéma et les journalistes qui couvrent cette industrie. "C'est comme tomber dans la France de Marie-Antoinette," écrit-il.
Il m'arrive de croiser des journalistes qui profitent de leur accès, même limité, pour refiler des scénarios à des vedettes ou à des producteurs (ce qui nous flanque la honte, comme les demandeurs d'autographes à la fin des interviews de groupe.) Comme si leur rêve était de passer de l'autre côté du miroir, au lieu d'élaborer des reportages autour des déboires judiciaires de Michael Jackson, sans jamais rencontrer ce Peter Pan californien - qui part en sucette si vous me demandez mon avis, mais hé, je ne rapporte que ce qu'en disent les médias...
Cathy, la Lucky Luke des blogueuses (qui blogue plus vite que son ombre) a raconté depuis longtemps notre escapade vendredi chez NBC (le déjeuner Miami Vice parmi crocodiles en plastiques et flamands rose, la conf de presse de Patricia Arquette et de la médium qu'elle incarne dans une nouvelle série) mais le plus crucial est bien sur la version américaine de The Office. Les fans de la série culte britannique s'en rongent les ongles, mais c'est vrai: NBC va diffuser une version américaine, dès le 22 mars à 21h30.
De ce que j'en ai vu: The office, an american workplace peut fonctionner (laissons leur le bénéfice du doute, contrairement aux commentateurs sur Imdb) Le bureau est très similaire et la composition de l'équipe aussi (un patron à côté de la plaque, une réceptionniste rêveuse, l'employé mignon qui en pince pour elle...) Le boss sous les traits de Steve Carell (de l'émission satirique The Daily Show) trouve son propre ton sans même tenter d'américaniser l'inimitable David Brent, mais les personnages s'éloignent peu des originaux, à l'exception de Gareth (qui devient Dwight: moins bizarre, plus tête à claques.) Le scénariste principal, ancien des Simpsons et de Saturday Night Live assure que seulement 50% du matériel dérive directement de The Office, même si de nombreux gags semblent recyclés (cf. l'agrapheuse dans la gelée.)
Les créateurs du show briton Ricky Gervais et Stephen Merchant sont des consultants sur la version U.S. et selon NBC, la cautionnent à 100%. Steve Carell racontait sa rencontre avec Ricky Gervais: "Nous avons entâmé un combat de lutte ensemble... Nous nous sommes couverts le corps d'huile et... Sérieusement, Gervais et Merchant n'auraient pas pu manifester une attitude plus positive [envers la série américaine.]" Et si la version U.S. est un flop, NBC pourra appliquer l'une des nombreuses maximes de David Brent: "Si tu ne réussis pas de suite, fais disparaitre toutes les preuves que tu as essayé."
PS: Reconnaissance éternelle à l'ami blogueur de Down Under Tim Bair (Tim Bleah) venu à Los Angeles cet été et nous a fait connaitre la première saison de The Office. /
PS 2: got hold of several episodes of The Office, an American workplace: very disappointing, not to say... awful!
Extrait du nouvel article de Matt dans Reason, sur les divisions franco-américaines: "Plus d'1% des habitants de chaque pays visite l'autre chaque année, et les français sont aussi obsédés par la pop culture américaine que les Américains le sont par le prétendu snobisme gaulois en matière de vin. Nous sommes hostiles car nous prêtons encore attention à l'autre, et car les deux côtés ont réussi à projeter une identité nationale dans un monde de plus en plus transnational."
C'est un peu les Oscars de Washington, la cérémonie d'inauguration du président. Sans stars, toutefois, car il n'y a jamais eu une telle distance entre Hollywood et la Maison Blanche que sous Bush Jr. Hier, devant ce faste télévisé à Los Angeles, j'avais la nausée en pensant aux soldats dans l'enfer iraquien. Guillemette était avec les manifestants, dont la mère de Sherwood Baker et raconte dans Le Figaro.
Dans le New Jersey, l'ami photojournaliste Jim Lowney assistait il y a peu à l'enterrement d'un soldat de 20 ans, Stephen Benish tué par un sniper. En Californie, le service de presse de Schwarzenegger envoie aux journalistes un communiqué par e-mail à chaque fois qu'un soldat du Golden State meurt à la guerre. Certains jours, je reçois 5 e-mails de condoléances de Schwarzie. Une bombe, une embuscade, et les messages pleuvent. La Californie est l'état de l'union qui essuyé le plus de pertes dans cette guerre.
Recently in New Jersey, our photo reporter pal Jim Lowney attended the funeral of a 20 year-old soldier, Stephen Benish who was killed by a sniper. In California, Schwarzenegger's press office sends an e-mail press release each time a soldier from the Golden State dies in the war. On some days, I receive 5 e-mails of condolances from Schwarzie. All you need is a bomb or an ambush, and the e-mails pour in. California is the state with the greatest losses in this war.
Luis Sinco, le photographe qui a pris la célèbre photo du "Marine Marlboro" disait un truc assez troublant à la radio. Peu après la réelection de Bush, il a quitté l'Irak:
"Je ne suis pas prêt de retourner en Irak. Nous les journalistes, nous en sommes au point où nous ne changeons pas l'opinion des gens sur ce conflit. Je pense que les élections lancent un signal clair à ce sujet. Je veux dire, en dépit de tous les reportages sur cette guerre ces 18 derniers mois, les gens n'ont pas changé d'un pouce leur avis sur la façon dont cette guerre se déroule. Alors là, je vois les journalistes comme les perdants dans cette histoire. Vous risquez votre vie, et pour quoi?"
En France, voici deux semaines que nous sommes toujours sans nouvelles de l'envoyée spéciale de Libé en Irak, Florence Aubenas.
"I am not going back to Iraq at any time soon. We as journalists are not changing anybody's mind about this conflict at this point. I think the election was like a clear-cut signal on that. I mean, people, despite the reporting of the last 18 months from this war, people have not budged from their idea of how this war is going. So at this point, I think of it again as kind of a loser's game as far as you're a journalist. You are risking your life and for what?"
In France, it's been two weeks since we last heard from Florence Aubenas, the journalist of Daily Liberation reporting from Iraq.
"C'est dur ma poule d'être coupée du monde virtuel, non???" écrit un ami. Tu l'as dit, Eric, mais me voilà sortie de ce cyber Gloubi-boulga: dû à un problème de serveur et à ma bêtise combinés, j'ai perdu quasiment deux jours de e-mails et emmanuelle.net a pointé pendant une journée vers une page test de blog rance concotée en juin... lorsque j'étais en Roumanie. Tout semble rentré dans l'ordre, mais si je réponds pas à votre récent message, mieux vaut me le renvoyer!
Comme d'habitude, les copains Charlie et Os m'ont sauvée, en l'occurence, d'une grossière erreur de paramétrage D.N.S. Charlie, qui publiait un journal en ligne dès 1996 (l'excellent Tabloid.net) s'étonne que tant d'opérations restent si compliquées à mener, "depuis le temps que le Web existe!"
Les blogs, c'est simple à publier en théorie, jusqu'à ce que l'on ait à gérer des questions d'hébergement, de nom de domaines, de filtrages de spam dans les commentaires, de transfert des archives (les miennes sont dispersées un peu partout depuis 4 ans...) Vivement que tout cela soit plus simple. Et que nous ayons tous un numéro de téléphone portable mondial.
Même si, vu de la lune, nous avons ici-bas de bien plus urgentes priorités, de basse et haute technologie. Canard Wi-fi voudrait combiner les deux en Asie du Sud-est: il envisage une action wi-fi post-tsunami...
Blogs are easy to publish, in theory, until you deal with hosting issues, domain names, de-spamming of your comments, transferring the archives (mine have been scattered a little bit everywhere for 4 years...). Looking forward to better days, when all of this will be simpler. And also when we will all have one world phone number.
Of course, from the moon's perspective, we on Earth have far more urgent
low-tech and high-tech problems to solve. Canard Wi-fi thinks more technology is needed in South-East Asia: he's plotting a post-tsunami Wi-fi action.
Le New York Post, ce tabloid anti-français irrésistible qui nous fait rêver la bouche ouverte à Los Angeles (suis abonnée) interviewe une svelte executive-woman française, Mireille Guiliano, auteure d'un guide du bien-manger intitulé: Les femmes françaises ne grossissent pas.
Pourquoi? Je vous le donne dans le mille: parce qu'elles mangent peu et bien, ne vont jamais à la gym mais se déplacent en marchant. Elles n'ont aucun intérêt pour la junk food, lisent au lieu de regarder la télé et dorment ce qu'il faut, selon cette élégante gourou anti-régime. Si seulement...
Mais je soupçonne Mireille Giuliani, à 58 ans, de parler pour sa génération aux bonnes mannières alimentaires. Actuellement, 10% des Français sont obèses, contre 33% des Américains, mais les Frenchies s'imprègnent de mauvaises habitudes. Le nouveau numéro de Time remarque: "Même l'antagonisme américain actuel envers toute chose gauloise n'a pas refroidi l'accueil du livre." Il en est à sa sixième réimpression, et figure aujourd'hui en 4ième place sur Amazon. Et moi, je rentre d'un séjour en France avec 4 kg à perdre.
A lire plusieurs critiques du livre des journaux de l'Amérique profonde, cette Française en agace plus d'un, mais les commentaires les plus amusants émanent de la presse anglaise. Ils se sentent visés comme de tristes losers anglo-saxons névrosés, obsédés par le régime Atkins et le Yoga Bikram (où l'on sue comme un cochon.)
Selon le Times, Mireille Giuliano omet de mentionner que les françaises mangent moins car elles fument quelque chose comme 400 cigarettes par jour!
Why? You'll be surprised: because they eat little but well, don't work out but walk to get to places. They have no interest in junk food, read instead of watching TV, and they sleep long enough, says this elegant anti-diet guru. If only ...
I think that at 58, Mireille Giuliano speaks for her well-mannered generation. For now, 10% of the French are obese, compared to 33% of Americans, and surveys show that the Frenchies are absorbing bad food habits, too. The new issue of Time notices that "Even the current U.S. antagonism toward all things Gallic has not dampened the book's reception. It has gone through six printings and shot to No. 2 on Amazon.com. Exactly when I'm just back from France with 5 Lbs to sweat off.
Reading several critics of the book in blue-state newspapers, this French woman irritates more than one. But the most amusing comments emanate from the British press. They feel targeted as sad, neurotic Anglo-Saxon losers who are obsessed with Atkins and Yoga Bikram (the kind where you sweat like a pig).
According to the Times, Mireille Giuliano kinds of forget to mention that French women eat less because they smoke something like 400 cigarettes a day!
"Cela ne va pas vous tuer d'aimer les Français pendant deux heures" C'est le titre d'une pub remarquée (et drôle) de la chaine History Channel pour son émission spéciale sur la révolution française (Via Guillemette, journaliste New Yorkaise et collègue estimée.)
Au début du mois, un écrivain français installé à NYC fulminait déjà; Pour lui, ce slogan tranché était du même tonneau que celui de cette pub télé pour des poulets rôtis en Californie (dont je ne peux pas immédiatement vérifier l'existence): "Ne soyez pas français, lâche comme un poulet. Mangez-le!"
Surprenant, pour la Californie. On ne m'a jamais insulté en relation aux positions politiques françaises, sauf sur ce blog. Certes, un grossier personnage a brûlé le drapeau français sous notre porche peu après le début de la guerre en Irak, mais c'est tout. A la sauterie du 14 juillet, l'ambassadeur de France aux USA à qui j'ai raconté cette petite mésaventure s'est exclamé: "Hissez-le de nouveau!" Le drapeau à moitié cramé? Sous le porche en bois? Vous êtes sûr?
Quand à l'émission de ce soir, selon ce commentateur dans le Los Angeles Times: "Les conservateurs américains voudraient secrètement avoir leur révolution (en Iraq)... L'administration Bush pourrait tirer deux ou trois leçons de l'Histoire de France." Ce qui trahit sans doute son âge, car me dit-on, la révolution française était ultra-branchée au sein de la gauche dans les années 60, une obsession presque. Ces révolutionnaires devraient tout rafler au grand concours "Qu'ils mangent du gâteau."
Earlier this month, a French writer in New York was steaming already. He compared the History Channel's cutting slogan to a (unverified) TV commercial in Californie promoting rôtisserie chicken this way: "Don't be a chicken like the French! Eat it!"
Which is surprising for California. I was never insulted because of French politics, except on this blog. OK, a rude character burnt the French flag under our porch, soon after the beginning of the war in Iraq, but that's all. At the Bastille Day bash, I told the story to the French Ambassador to the US who erupted: "Hail the flag again!" You mean, the half-burnt flag? Under the wooden porch? Are you sure?
Regarding tonight's show, according to this commentary in the Los Angeles Times: "American conservatives have a bad case of revolution-envy... The Bush crowd could learn a thing or two from French history." These comments may carbon-date the writer, since I'm told that the French Revolution was extremely hip among the Left in the '60s. It was their obsession almost. These revolutionaries should kick ass at the "Let them eat cake" sweepstakes.
C'est presque comme à l'Elysée, ce blog: déserté pendant la trêve des confiseurs. Les voeux se déclinent tardivement, pendant tout le mois de janvier et sans vraiment vouloir dire grand chose en ce début d'année cataclysmique.
De retour à Los Angeles, on a découvert l'ampleur des dégâts causés par les intempéries mortelles. Notre gouverneur Schwarzie a fait un tour en hélicopter au dessus de la petite ville de La Conchita, au bord du Pacifique et a vu ca: un trou béant dans le flanc de la montagne, comme si un géant y avait donné un grand coup de pied. La ville est partiellement enterrée sous la boue. Et forcément: les gens qui ont perdu au moins dix de leurs voisins veulent reconstruire exactement au même endroit; en dépit des risques, comme il est d'usage en Californie. Une défiance assez difficile à comprendre pour une Française, qui avait déjà été surprise par cette même attitude lors des incendies de 2003.
Chez nous à Silver Lake, le bureau de Matt a été passablement inondé, son ordinateur grillé et sa voiture ne démarre pas et a de l'eau sur la banquette (une fuite peut-être, dans le toit ouvrant de cette bonne vieille Thunderbird?) Mais ce n'est rien par rapport à nos copains Philippe (le mur de son jardin s'est écroulé) ou à Charlie et Bonnie qui ont retrouvé leur bagnole sous une couche de colline qui a glissé comme une tranche de raclette.
Ceci étant dit, me voilà presque remise de trois semaines sans bloguer (non sans poster des photos sur le moblog Buzznet) avec plusieurs résolutions:
- grimper la colline tous les jours, sans faire d'histoires.
- apprendre l'espagnol pour de bon, sans faire d'histoires.
- réprimer gesticulations et roulements d'yeux à l'américaine, parce qu'après plusieurs années ici, on a tendance les accompagner à la parole comme des acteurs de soap opera survitaminés. Exemple de conversation: le facteur: "Passé de bonnes vacances?" Réponse: "C'était super [yeux écarquillés + sourire béat] d'autant plus qu'on a échappé aux orages que vous vous êtes tapés ici les gars [bouche grande ouverte, l'air écoeuré de celle qui a avalé une huitre frite.] Quelle horreur!! [soupir + dents serrées+ rictus de souffrance extrême.]
- Toujours dans le contrôle gestuel: au lieu de déployer des doigts d'honneur sur l'autoroute, les visualiser dans sa tête.
- en cas de coup de blues, écouter plus souvent l'inestimable radio internet Bide et Musique (de tubes obscurs et branchés) d'autant plus qu'elle diffuse des chansons du regretté professeur Choron. Il faisait de son humour, l’impolitesse du désespoir.
- climb the hill every day without making a fuzz about it.
- learn Spanish for real this time, without making a fuss about it.
- repress gesticulating and rolling my eyes in the American fashion. After a few years here, one tends to act up outrageously like soap opera actors on some vitamin cocktail. An example of a conversation. The mailman: "So, did you have a nice vacation?" Answer: "It was great [wide-eyed stare + dumb smile] especially since we escaped the storms you guys had to endure [mouth wide open, revolted expression of someone who just swallowed a fried oyster.] That's so awful!!" [sigh + clenched teeth + grimace of extreme suffering.]"
- More gesture control: instead of flipping the bird on the freeway, try to visualize it instead, and smile.
- when depressed, listen more often to the invaluable internet radio Bide et Musique (obscure and hip French songs). This, especially since they play songs of the much-missed Professeur Choron, a provocative French author and humorist who died this week (see round pic) . He used humor as an impolite expression of despair.
PS: Vous avez provablement remarqué la banière en haut de soutien à Florence Aubenas et son traducteur Hussein Hanoun Al-Saadi. Pour en mettre une sur votre blog, le code est là, hébergé sur le blog des correspondants de Libé aux Etats-Unis qui reviennent en force avec un nouveau blogue en tandem, A l'heure américaine.
En faisant une recherche sur les poursuites de police en bagnole, ces rodéos urbains typiques de Los Angeles, je suis tombée sur un blogue comme je les aime, qui raconte une profession en coulisses: LAPD wife, rédigé par la femme d'un policier de la LAPD. Ils se sont rencontrés par l'intermédiaire d'un nettoyeur à sec dans la vallée de San Fernando. Elle raconte l'une de ses soirées à l'attendre:
"Il m'appelle tard dans la nuit - il était censé rentrer à la maison 5 ou 6 heures auparavant - et me demande si j'ai regardé la poursuite en voiture à la télévision. 'C'était moi,' dit-il. 'Notre suspect a pris la fuite et on s'est retrouvé dans le comté d'Orange'"(note: entre Los Angeles et San Diego...)
"He called me late at night – I’d expected him home 5 or 6 hours earlier – and asked if I’d seen the latest car chase on TV that day. 'That was me,' he said, 'our suspect ran and we ended up in Orange County.'"
Cette femme de flic raconte aussi qui sont les 'Badge Bunnies' (groupies de policiers) où garder ses armes à feu dans une maison remplie d'enfants, les problèmes qui surgissent quand le public consomme trop de Court TV, la chaine spécialisée dans les enquêtes policières etc.
Pour un autre genre de témoignage sur la LAPD: je recommande le très bon "Cop to Call Girl: Why I Left the LAPD to Make an Honest Living" (De flic à Call-Girl: pourquoi j'ai quitté la LAPD pour mener une vie honnête) par Norma Jean Almodovar. Très instructif sur la corruption au sein de la célèbre division Rampart de Los Angeles, longtemps avant que le scandale n'éclate.

De retour d'un long week-end de Thanksgiving, la fête américaine de l'action de grâce, démarré mercredi dans un concert de tirs à l'arme à feu. Dale, notre prof à l'académie de détectives Nick Harris nous a emmenés à un centre de tir FATS réservé habituellement à des policiers californiens.
FATS veut dire: Firearms Tactics Scenario. Vous saisissez une arme très réaliste mais reliée à un ordinateur. Des petites scènes vidéo interactives se jouent devant vous sur écran géant (bagarre dans un bar, prise d'hotage, attaque au couteau... ) et vous devez prendre la bonne décision (tirer ou pas?) au bon moment. Sur les photos vertes tirées d'une vidéo de Dale, je suis avec un autre étudiant, Jeff, et nous avons fâcheuse tendance à tuer des passants innocents.
Je me suis mieux débrouillée au véritable tir, au revolver et ici au fusil de chasse. Quand le tir part, vous prenez un grand coup dans la joue.
Avant de venir aux Etats-Unis, je n'avais jamais imaginé une seule seconde tenir une arme à feu entre les mains. Je déteste ca. Il y a deux ans, le vénérable professeur Volokh a eu la bonne idée d'inviter un groupe de journalistes à s'initier au tir, pour manier différentes armes à feu, apprendre à distinguer les calibres, les munitions etc. et éviter de tout confondre dans les articles. Cette deuxième expérience mercredi m'a permis d'apprendre à tirer grâce à John, notre patient instructeur (règle d'or: ne pas viser la cible, mais se concentrer sur le bout de son canon.)
Bref, l'expérience fut très... instructive. Plusieurs élèves détectives étaient venus avec leurs propres flingues et ne comprenaient pas ma répulsion: "Tu sais, à Los Angeles depuis les émeutes... Une fille doit avoir une arme chez elle!" Ou "A notre époque, il faut avoir un flingue dans la boite à gant de sa voiture!" Et ce ne sont pas des gens qui vivent à South Central Los Angeles où les gangs se tirent dessus ou à Bogota en Colombie, mais dans des banlieues de Los Angeles tout à fait pépères. Une bombe de gaz lacrimo dans le sac ou même un stun gun electrique est tout ce que je peux avaler - et ce qui suffit à la plupart des détectives privés. Cette culture de la peur me reste complètement étrangère, et j'ai la chance de ne pas vivre dans un quartier où les rues sont dangereuses - pour tout dire, je me suis toujours sentie beaucoup plus en sécurité à L.A. qu'à Paris.
Thanksgiving s'est ensuite déroulé à Reno dans le Nevada (la capitale du divorce, nommée d'après un général d'origine française, Reynaud) chez un vieux copain et célèbre blogueur barbu et la délicieuse Laura. Diverses photos de ballades, bénédictions du repas et grenouilles de Noël sont sur les moblogs Buzznet respectifs.
Les Américains se préparent au pont de Thanksgiving. J'en sais quelque chose, après m'être levée à 2h30 du matin (youhou) pour parler de cette fête de la gratitude et de l'abondance en direct sur Radio Canada, basée sur la côte Est. Demain, direction Reno dans le Nevada pour rendre visite à Ken Layne et Laura Crane et exprimer notre reconnaissance dans les magnifiques paysages enneigés. Brrrr.
A l'occasion de ce long week-end, l'amie Amy alias "la déesse du courrier du coeur" nous rappelle les règles élémentaires de l'invité," issues de son nouveau livre "The Expert's Guide to 100 things everyone should know how to do", mentionné dans le New York Times:
"Les gens sont irritants. Tous les gens. Vous, moi et même Jennifer Aniston. Comme nous, vous faites du bruit, vous êtes bordéliques, exigeants et disgracieux, affligés d'habitudes irritantes qui deviennent odieuses au fur et à mesure de votre séjour."
Son conseil: soyez propres, soyez discrêts et partez sans tarder!
On the occasion of the long weekend, lovely Amy a.k.a. "the Advice Goddess" reminds us of a few elementary rules of the house guest," from the new book she co-wrote "The Expert's Guide to 100 things everyone should know how to do", as quoted in the New York Times:
"People are annoying. All people. Including you, me and Jennifer Aniston. Like the rest of us, you're loud, messy, demanding and unsightly, with numerous irritating habits, which degenerate from irritating to excruciating the longer you're around."
Her advice: be neat, be quiet and leave soon!
PS: PageWise's rules to be a good houseguest advises against offering to your host "a talking fish plaque for the den." Like the one in this episode of the Office!
"If you don't know him by now..." Aux fans de la série British The Office: ne manquez pas ce remix par le blogger Aziz des déclarations les plus politiquement incorrectes de David Brent. Voici le lien au fichier MP3 + les classiques de David Brent + les mp3 correspondants.
J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.
Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.
Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.
Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.
La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."
Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.
The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."
Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, "Désolés, tout le monde!" est un curieux projet collectif pour excuser l'Amérique auprès de la planète d'avoir réélu Bush à la présidence. Der Spiegel donne quelques détails sur l'origine étudiantine de ce site qui divise forcément la blogosphère de ce pays ultra-divisé. Dans une interview par messagerie instantanée (en allemand) le fondateur anonyme déplore "ne pas avoir reçu encore beaucoup de nudité (dans les photos soumises au site) de la part des internautes!" Donc si le coeur vous en dit...
Cela plairait sans nul doute à Tony Pierce (la bannière de son site a... changé au lendemain des élections.) Pendant ce temps là, Matt fait des pieds-de-nez aux blogueurs conservateurs et Ken Layne, lui, est en train de devenir expert en Jesusland-ologie (voir le T-shirt avec la carte!)
At least, Jim Treacher finds it funny.
Avis aux électeurs new-yorkais amateurs de X: après avoir voté mardi, gardez le talon et rendez-vous au Virgin Megastore de Times square ou le pornographe gonzo et star de reality show Seymore Butts vous remettra un DVD gratos. Même si vous avez voté pour Bush. Pourquoi à NYC et pas à Los Angeles comme il se doit? Mystère. L'industrie du X et les patrons de strip club ont mené plusieurs opérations de ce genre ces derniers mois, en réaction à la croisade anti-porno de l'administration Bush. Mentionons au passage que l'attachée de presse de SB, Carly, a le blogue le plus intéressant sur les coulisses de l'industrie du X.
Ce, bien sur, depuis le règne de l'ex-Matt Drudge du X Luke Ford (qui a vendu LukeFord.com et officie sur le très kosher LukeFord.net). Suis en train de lire sa palpitante autobiographie dérangée, XXX-Communicated. Précieux!
La photo est un peu floue, mais c'est bien William Shatner en train de faire un geste universel avec son majeur!
Un peu de contexte sur ce moment capturé au théâtre El Rey à Los Angeles: le légendaire interprète du Capitain Kirk dans Star Trek vient de sortir un deuxième album de chansons fascinant, Has Been. Le soir où nous l'avons vu en concert, Shatner était entouré de Ben Folds et de Joe Jackson. Ils ont joué en rappel la fameuse version théâtrale de Lucy in The Sky with Diamonds, le clou du premier album de William Shatner, paru en 1968. A l'époque, Shatner était célèbre mais pas encore étrangement hip et branché comme aujourd'hui aux USA. On se moquait allègrement de son disque et de son film tourné entièrement en esperanto, Incubus (désormais objets de culte...) L'autre soir, avant d'entâmer Lucy, Shatner avait un message à tous ceux qui se sont moqué de lui et l'ont traité de has been au fil des ans: il a levé un poing en l'air, avant de laisser s'envoler l'oiseau. Plus de détails et extraits de l'interview très bientôt dans Libération.
PS: En hommage au charmant blogue d'apprentissage du français French Word-a-day, voici l'expression du jour: to flip the bird: faire un doigt.
PS: As a tribute to the charming French-teaching blog French Word-a-day, here is the idiom du jour,: to flip the bird: faire un doigt.
Les fans du scénariste, écrivain et blogueur hollywoodien Roger L. Simon curieux de l'entendre s'exprimer en français au micro de la Radio Suisse Romande sur Hollywood, le reste du monde et le nouveau film Team America, peuvent cliquer sur le petit mégaphone sur cette page. Politiquement, je suis assez éloignée de Roger (de l'autre côté du Grand Canyon, même!) mais c'est toujours un grand plaisir d'être en sa joyeuse compagnie.
Plus loin dans le reportage, on entend une autre américaine francophone, Pat Saperstein de Variety, auteur par ailleurs d'un précieux "blog à manger", Eating L.A., sur les bons plans restaus à Los Angeles.
C'est le titre d'une opération ambitieuse de ma radio préférée sur le Net, la Radio Suisse Romande: des reportages et des débats à l'approche des présidentielles sur les options et les interrogations des Etats-Unis face à celles de l'Europe et de l'Asie. La radio a envoyé des équipes aux USA et en Chine et a invité trois "grands témoins" francophones à participer, habitants de Shangai, Los Angeles et Lausanne.
Petit hommage + lien à la chanson disco française prémonitoire sur West Coast Music.
+une gallerie de photos de Supermecs ordinaires au festival Superman chaque année dans l'Illinois.
Cela me fait un peu bizarre d’apprendre que mon rédacteur en chef bien-aimé et blogueur hélvète «sportif et bronzé, au regard de séducteur» (une description avérée signée L’Hebdo!) passe du journalisme à la banque. Christian Jacot-Descombes n’entre pas vraiment dans les détails sur son blogue mais son transfert de chef de rubrique à L’Hebdo à porte-parole de la Banque Cantonale Vaudoise est remarqué. Au départ, Christian est neuropsychologue de formation, et explique à La Presse: «Ma trajectoire a l'air d'être faite de zigzags… En vérité, mon intérêt pour le langage et la communication est au centre. Ce virage est moins serré que celui qui m'avait mené de l'Hôpital à la Radio Suisse Romande» (où il a présenté les matinales.) Tant que Christian se remet à bloguer, je suis contente. Mais le pourra-t-il?
En parlant de transition: depuis lundi, je suis une formation de détective privé à Los Angeles. Et c’est sans doute la meilleure décision que j’ai prise depuis longtemps. Aux Etats-Unis, de nombreux Private Investigators sont d'anciens journalistes et les deux métiers se complètent formidablement bien. L’idée m'est venue au printemps, alors que je suais sur une enquête particulièrement frustrante à réaliser. Mes parents pensent que c'est en fait un vieux rêve qui remonte au temps où je dévorais les livres de Fantômette, la journaliste-détective héroine des petites filles françaises (une copine d'enfance peut me faire du chantage depuis qu'elle a retrouvé une photo de moi en Fantomette, à une fête costumée quand nous avions 7 ou 8 ans... ma mère m'avait confectionnée un superbe costume.)
Les cours à l'académie de détectives sont super et j'en dirai bientôt plus sur le prof principal (un ancien journaliste d'investigation) à l'académie and les excellentes choses qu'il nous enseigne. Après seulement deux jours de cours, il ne m'a fallu que quelques minutes pour localiser une source essentielle que je chercher à interviewer depuis six mois pour cet article frustrant mentionné plus tôt... Demain, travaux pratiques de surveillance.
Note aux amis et parents en France qui me demandent régulièrement ce que c'est qu'un raccoon (une sorte de raton-laveur), Pierre Carion à San Diego a toutes les photos de la faune urbaine en Californie du sud, sauf le coyote. Nous avons aussi un opossum dans le jardin, qui sort de son buisson uniquement lors des soirées arrosées.
Le critique d'art de l'hebdomadaire alternatif de Seattle The Stranger passe un été à faire le ménage chez les riches de la côte ouest, et prend des notes sur les meubles, le design et les tableaux. Son compte-rendu contient des perles sur telle salle de bains de mauvais goût et particulièrement difficile à récurer, "qui semble droit sorti d'une tragédie grecque... l'emplacement d'une noyade vengeresse, concue pour l'infanticide... un bassin en marbre avec un robinet de sinistre présage."
The Stranger est le journal qui, l'année dernière, a publié un numéro spécial nécro en hommage à Courtney Love, pas encore morte, mais c'était tout comme à leurs yeux... Alors pourquoi attendre?!
The Stranger is the paper which, last year, published a special issue entitled
R.I.P Courtney Love. She's not dead yet, but to them, she may as well be... so why wait?!
Le Lapin Heather est une brillantissime blogueuse de Los Angeles et critique de télé pour Salon.com. Elle est aussi une sexybataire déchainée de 30 ans+, sans enfant, avec un chien qu'elle adore un peu trop. Et l'amazone se porte très bien, merci! Elle raconte son week-end avec, entre autres, une Française givrée, et réagit aux commentaires d'une lectrice horrifée. Dans la bagnole en route vers le mariage avec Matt et Jim, Heather posait des questions intriguées sur la télé en Europe. On a essayé de lui décrire Les Guignols de L'Info, The Office, et la scène de rasage pubien dans l'un des premiers épisodes de la version hongroise du reality show Big Brother (via l'expert Rick Bruner.) Tout cela lui donne envie de voyager davantage et/ou de s'équiper d'un énorme disque satellite en attendant la télé internet du futur que l'on nous promet depuis les années 90.
Sensass! Defamer et Gawker Media de Nick Denton produisent un blogue pour A Dirty Shame, le nouveau film de John Waters, le héros de ma jeunesse catho, lui même élevé catholique. Nick nous apprend que JW lit Gawker régulièrement..
J'ai eu la chance de découvrir John Waters à Budapest, au milieu des années 90: Steve, un ami Briton m'a emmenée voir Pink Flamingos au Blue Box (devenu Kultiplex, et toujours Kinizsi u. 28). Horrifiée, je lançais des regards alarmé en direction de Steve écroulé de rire pendant la séance (remplie de Hongrois transportés.) Cette même semaine, j'ai bravé la neige pour retourner voir le film, en trainant un ami français, Olivier. Il était horrifié et grimaçait de douleur à la sortie du cinéma. Puis le film a fait son effet, comme souvent avec les films de John Waters et je crois bien qu'il a à son tour emmené quelqu'un devenir fou de bonheur. Ce cinéma à Budapest était extra. On pouvait voir des films enfouis dans des sofas et boire. Des films de John Waters étaient souvent à l'affiche, tout comme des films de Hal Hartley (?!) et le désopilant classique de Tom DiCillo, qui semblait jouer à longueur d'année, allez savoir pourquoi: Ca tourne à Manhattan (pour un petit flashback nostalgique dans les années 90, cliquez sur cette relique de site Web!)
Donc ce blogue du nouveau John Waters est réconfortant et un bon vecteur d'effeverscence d'ici la sortie, le 24 septembre ici (pas de date encore en France). Ce serait encore plus fab si le Prince du Vomi pouvait publier quelques articles de son cru. Il est un brillant chroniqueur et devrait écrire davantage, comme il le faisait auparavant pour Rolling Stone ou National Lampoon. Les première critiques du film le comparent à American Pie …et évoquent une scène de bouche à bouche avec un écureuil. Hollywood Reporter y voit "incontestablement, son film le plus outrageux depuis l'époque grisante de 'Pink Flamingos'. Mais je dirais que les livres de John Waters sont encore meilleurs que ses films. "Crackpot, the obsessions of John Waters” (1987) est à ne pas manquer, tout comme sa magnifique biographie Shock Value. Crackpot démarre avec un chapitre sur une visiste à Los Angeles, où je vis depuis six ans. Extraits:
"Los Angeles est tout ce qu'une grande ville américaine devrait être: riche, exhilarante, d'un goût discutable et vibrante de faux glamour.”“Il est temps de louer une voiture, de baisser les vitres et d'anticiper nos premières émotions fortes: les autoroutes. On s'y amuse tellement qu'elles devraient être payantes. Pas de panique lors des zig-zags à travers six voies à grande vitesse: le décalage horaire disparait en un rien de temps.”
“Remplissez vos poumons de smog et appreciez votre chance, car il n'y a qu'à L.A. où vous pouvez apercevoir un soleil vert ou une lune marron.”
“Ne regardez jamais les piétons: ils sont les tristes figures de L.A., ceux qui se sont fait enlever leur permis en conduisant ivres.”
"Los Angeles is everything a great American city should be: rich, hilarious, of questionable taste and throbbing with fake glamour.”
“It's time now to rent a car, roll down the windows and prepare for your first big thrills: the freeways. They're so much fun, they should charge admission. Never fret about zigzagging back and forth through six lanes of traffic at high speeds: it erases jet lag in a split second.”“Breathe in that smog and feel lucky that only in L.A. will you glimpse a green sun or a brown moon.”
“Never look at pedestrians: they're the sad faces of L.A., the ones who had their licenses revoked while driving impaired.”
On peut imaginer que John Waters raffole d'Angelyne, la poupée blonde au tour de poitrine avantageux, devenue une célébrité de L.A. et "connue pour n'avoir absolument rien fait", mais non. Elle a un défaut calamiteux, dit-il: "aucun sens de l'humour sur elle-même."
Avec un coup de main du Maitre des Blogues Ken Layne, les commentaires ont été interrompus (du moins pour le week-end, parce qu'il le fallait bien...) et nous allons bientôt prendre la route sur la côte Pacifique avec Jim Lowney et le lapin Heather pour rejoindre Ken et d'autres vieux amis dans une forêt de Californie pour le mariage de Shannon et Justin. Les voici et aussi avec Matt, copain de Shannon depuis les années-lycée à Long Beach. Bonne fin de semaine.


Ouf! Les signaux positifs se multiplient concernant une libération imminente des deux journalistes radio pigistes en Irak, qui ne serait plus qu'une question d'heures... mais les heures s'éternisent.
En route pour l'aéroport de Los Angeles. Matt rentre sous peu (épuisé) de la convention républicaine à New York où l'équipe des weblogueurs de Reason semble s'être bien éclatée avec l'aide du blogueur australien Tim Blair (prononcez Tim Bleah, avec l'accent de "Down Under") et de l'ami photographe Jim Lowney: ses photos sont superbes, notamment sa galerie de manifestantes en petite culotte.
Je repars de mon côté en reportage pour environ une semaine... en Floride, à Daytona Beach, sur le passage du cyclone Frances, si mon avion peut atterrir à Orlando. Ou décoller de Los Angeles pour commencer. Il faut s'attendre à des heures de fun dans des aéroports, comme mercredi à Las Vegas où j'ai passé une après-midi en stand-by, à attendre une place sur un avion avec de charmants passagers à la porte d'embarquement, comme ce jeune type entendu brailler dans son téléphone portable: "... et laisse moi te dire, les Français, ils sont pro-Nazis!" Quand il s'est rendu compte que je traduisais ses fines déclarations publiques à mes parents et que cela déclenchait une rigolade, il s'est levé précipitamment comme si nous étions radioactifs. Mais à Burbank, dans le chaos de l'arrivée des bagages, une autre passagère américaine qui avait entendu mes parents parler français leur a souri et leur a dit, en français: "Puis-je vous aider en quelque chose?"
Off to LAX: Matt is coming back (exhausted) from the RDC in New York, where the Reason blog team seemed to have has a good time, along with Aussie blogger Tim Blair (pronounce Tim Bleah!) and pal photog Jim Lowney. He published superb pics, especially this gallery of female demonstrators stripping to their panties.
I'll be off again myself to Daytona Beach, Florida for roughly a week... I'm going right on the path of hurricane Frances, if my plane can make it to Orlando. And take off from L.A., to start with. I will certainly enjoy quite a few hours in airports, having a blast. Like on Wednesday, at the Las Vegas airport, where I spent an afternoon on stand-by, waiting for a seat on a plane. At the gate, there was this young guy, whom I overheard yacking very loudly on his cell phone: "... and let me tell you, the French, they are pro-Nazis!" When he realized that I was translating his astute public comments to my parents, and that it was unleashing good laughs, he quickly moved away as if we were radioactive. But at the arrivals in Burbank, in the chaotic baggage claim area, another American passenger who had heard my parents speak French came to them, smiled and asked, in French: "Can I help you with something?"
Lu dans le New York Post ce matin: la marque de 4X4 abominables Hummer, le véhicule des dragueurs bourrins à Los Angeles sur le ton "J'ai un joujou extra," va lancer son eau de toilette destinée aux gars "ultra-masculins." Car des hommes font de cette bagnole infâme leur identité. J'ai interviewé une fois ce chirurgien plastique de Beverly Hills qui se vantait de posséder deux Hummers, payés grâce à des kyrielles de... sexes féminin. Il refait vagins, vulves, clitoris et pose même des implants dans le point G. Ce Docteur Frankenstein du point G et ses Hummers allaient très bien ensemble. Beuah!
Plus que 10 jours avant Burning Man 2004! L'ami Brian Doherty s'y rend depuis dix ans (c'est lui sur la photo à Burning Man) et signe le premier livre sur l'histoire du festival, This is Burning Man
Pour ceux qui n'en ont pas entendu parler, Burning Man est surnommé «l’événement le plus cool des Etats-Unis». Chaque année, à la fin du mois d’août, des milliers d’artistes et de jeunes branchés forment un gigantesque campement psychédélique dans le désert du Névada: robots cracheurs de feu, jongleurs nus, temple construit entièrement avec des pièces de puzzles de dinosaures… Je rêve d’y aller. Mais ça ne sera pas pour cette année. Brian, brillant journaliste au magazine Reason s'intéresse surtout à l'aspect politique de cette cité fantastique, anarchique et éphémère de Burning Man.
Dans cet entretien avec Brian, le blogger star Luke Ford tente d'obtenir des infos juteuses: "Il parait qu’une cassette circule de toi au milieu d’une partouze à Burning Man!" Dans une interview à paraître dans le Max français, Brian explique pourquoi les orgies ne sont pas aussi fréquentes que l’on croit sur le campement ce qui n'empêche pas aux gens d'être furieusement sexy dans les tempêtes de poussière:
"Oui, il y a beaucoup de drogues et de sexe à Burning Man. Mais ces activités peuvent être menées n'importe où. N’oubliez pas que Burning Man n’est pas l’endroit le plus confortable pour le sexe. La poussière entraîne des problèmes de lubrification. Il fait 40 degrés pendant la journée, et vous avez des tempêtes de poussière qui vous empêchent de voir devant vous. La tente vous tombe sur la tronche. […] Au bout d’un moment, tout le monde est sale et sent mauvais. Malgré tout, les gens ont tendance à se sentir sexy à Burning Man."
"Toi y compris?""Oh oui. Absolument. [...] C’est un endroit où les gens font ce qu’ils désirent le plus au monde. Cela crée un halo de confiance en soi qui vous rend très attirant aux yeux du sexe opposé."
"Yes, there's plenty of drugs and plenty of sex at Burning. But you could do those anywhere. Let's not forget that Burning Man is not really a comfortable place to have sex. The dust, I mean, you have lubrication issues there. It's like, 100 degrees C during the day, and you have dust storms that prevent you from seeing in front of you. Your tent falls all over you. […] You're gonna be dirty and smell bad after a while. But despite all of this, people tend to feel sexy at Burning Man."
"You included?""Oh yes. Absolutely. [...] It's a place where people tend to be doing what they most want to be doing and that creates an aura of confidence which tends to be very attractive to the opposite sex."
More on Matt's blog and Brian's Burning Man weblog.
Vu sur le blog de Just Above Sunset: des affiches hollywodiennes défigurées à Los Angeles par plusieurs couches de commentaires politiques, ici et là.
Tim Blair blogging from L.A.

Plusieurs jours sans bloguer, autant de soirées déjantées: quand rien de neuf n’apparaît sur ce site, c’est plutôt bon signe que nous célébrons une saine vie off line avec les copains et copines, blogueurs pour beaucoup. L’ami australien Tim Blair est chez nous à Los Angeles et un barbecue impromptu a rassemblé une belle brochette de blogueurs locaux: Cathy Seipp, Cecile Dubois, Amy la déesse chroniqueuse du coeur, Mickey Kaus, Greg et Molli and Lil' Sean, Ben Sullivan, Tony Pierce, Kate The Rock Child, Heather, Os qui ne blogue pas mais héberge la moitié d’entre nous… Si mon appareil numérique n’avait pas rendu l’âme sans crier gare, il y aurait quelques photos divertissantes sur cette page. Tony disait qu'il raffole du nouvel album de Morrissey et sa chanson d’ouverture: «America is not the world». Extraits:
"Amérique, ta tête est trop grosse, parce que, Amérique, ton ventre est trop gros. Et je t'aime, j'espère simplement que tu peux rester comme tu aies" (ou quelque chose du genre: apparemment, il emploie du mauvais anglais pour se moquer de l'illettrisme aux USA)"L'Amérique vous a donné le hamburger. Bon, Amérique tu sais où te le mettre ton burger,"
Et ne te demande pas pourquoi en Estonie ils disent, hé toi, gros cochon, gros cochon.""America your head's too big, Because America, Your belly's too big And I love you, I just wish you'd stay where you is""In America, It brought you the hamburger, Well America you know where, You can shove your hamburger
And don't you wonder, Why in Estonia they say, Hey you, Big fat pig You fat pig, You fat pig"
Tony remarquait (en faisant descendre son hamburger avec une bière) que le hamburger est une invention de génie. Tim a renchérit quelque chose du genre:
«C’est vrai ça. Est-ce qu’il y a une seule chose que le reste du monde fait mieux que l’Amérique?»
Tony: «A part les filles françaises, rien! L’Amérique botte le cul de tout le monde! Boua ah ah ah!»
Le patriotisme absolu de Tony Pierce et ses éclats de rire sont précieux. Il raconte ici le BBQ, la visite de l'opossum et les filles qu'il rencontre grâce au blog.
Avoir des amis blogeurs est assez fantastique pour continuer en ligne des conversations entamées en personne. Comme ce salon politique anti-Bush auquel nous avons assisté la semaine dernière avec Cathy, chez le génial éditeur excentrique Adam Parfrey, fondateur de Feral House (ci-dessous une photo de Cathy et Adam l’année dernière, lors d’une expo sur l’ouvrage publié par Adam sur les magazines américains pour hommes des années 50, remplis d’illustrations d’officiers nazis terrorisant des femmes en lingerie. Fantasmes de l’après-guerre…)
Cathy décrit beaucoup mieux que je ne pourrais le faire ce mini château de Blanche Neige, construit dans les années 20 par un créateur de décors pour Disney, avec la peinture à l'huile géante de Staline au dessus de la cheminée, puis le déroulement du salon (d'autant plus intéressant pour moi que politiquement, nous sommes à l'opposé toutes les deux.) C'est difficile de se souvenir d'un monde avant le Web et les blogs quand on peut aujourd'hui participer à une soirée à plusieurs niveaux: sur place, lire le compte-rendu détaillé sur le blog de sa copine et sa chronique plus fouillée sur le site d’un magazine politique national.
Et quand du boulot me retient à la maison, Amy va à la soirée et raconte ce qui s'est passé.
Avec les webstars et les outils pour mesurer son trafic, son influence dans la blogosphère et que sais-je encore, on a tendance à oublier que les blogs permettent surtout à des amis et des proches de rester en contact et de se connaitre davantage. Dernier en date: mon beau-père Pete, ingénieur en aérospatiale a désormais son blog! Le voici en train de publier sa première ligne sur le web. Malheureusement, ma famille et mes amis de longue date en France et en Hongrie ne ressentent pas le besoin d'avoir un blog, qui pourrait nous rapprocher entre deux e-mails ou coups de fil transatlantiques. Il faut dire que ca ne passe pas toujours bien en Europe d'avoir un site perso: Christian en Suisse s'en est rendu compte quand Le Matin a publié un article bouleversant de connerie, l'accusant de "s'auto-ériger un site à sa propre gloire!" Impensable ici, et pour ce genre ce choses, on aime que l'Amérique ne soit pas le monde.


La fête nationale suisse à Los Angeles, en beauté avec la fondue, avec 2 jours de décalage. Plus: un splendide bébé marseillais en direct de Vevey, via le téléphone parental.
Tout le temps au courant de tout ce qui passe en terme de musique de la côte Ouest, Jean-Luc Raymond de Mediatic nous signale un site génial Kulak's Woodshed: un studio à Los Angeles où 5 cameras retransmettent des performances live non-stop (ou fouillez dans les archives.) Pour suivre les séances de zique assis devant votre ordinateur, cliquez sur la webcam ici.
West Coast Music annonce également la préparation d'un album hommage à Warren Zevon.
Pendant longtemps, Tom Cruise est resté discrèt sur son appartenance à la scientologie: il ne figurait pas sur la liste des célébrités scientologues sur le site de la secte et sa puissante publiciste, Pat Kingsley bloquait les questions des journalistes à ce sujet. Tout cela a bien changé, surtout depuis que Cruise a remplacé Kingsley par sa propre soeur, elle aussi scientologue.
Lors d'une séance d'interviews pour la sortie du nouveau film de Michael Mann, Collateral, d'autres journalistes qui l'ont interviewé pour Le Dernier Samourai m'ont dit qu'il était insatiable sur le sujet. Et lors d'une conférence de presse avec une trentaine d'entre nous, il a spontanément vanté l'influence de la secte sur sa vie. C'est là où j'ai gaffé. Tom Cruise interprète un tueur à gages dans Collateral. Or Michael Mann est passionné de psychologie et fait travailler ses acteurs avec des psys pour comprendre les motivations et réactions de leurs personnages. Will Smith acclame cette méthode et dit que depuis le tournage de Ali, il soumet les scénarios de ses films à plusieurs psys et leur dit: "Expliquez moi pourquoi mon personnage fait ca." J'ai demandé à Tom Cruise s'il avait préparé son rôle avec des pros pour se mettre dans la peau d'un redoutable assassin. Réponse cinglante, sourire un peu crispé : "Je ne crois pas dans la psychologie." Il précise: "Je n'ai jamais travaillé avec des psychologues. Jamais. JAMAIS." Eclat de rire général. Oups, j'avais oublié que les scientos rejettent la psychologie!
Tom Cruise aurait carrément dit que la psychiatrie devrait être hors la loi. La profession avait réagi en invitant Cruise à se faire examiner. Michael Mann n'a pas voulu expliquer en détail comment il avait travaillé avec sa star, vu ses restrictions. Tom Cruise est excellent dans le film et je l'aime bien comme acteur. Il est aussi beau gars en personne que sur écran géant mais ses rires forcés et robotiques vous auraient sans doute déplu aussi.
PS: un ami français également journaliste à Hollywood remarque que John Travolta aussi se met à parler abondamment de scientologie. On se demande si l'Eglise de sciento demande à ses stars de mettre le paquet face à la montée en puissance de la Kabbale, maintenant que la fameuse ficelle rouge des stars "kabbaleuses" est disponible dans les supermarchés Target.
Parlant de stars et de ma copine journaliste Kate (dans le post précédant) , elle raconte sur son blog une interview désastreuse avec la pin-up blonde Pamela Anderson et le photographe David La Chapelle au Château Marmont. J'ai entendu le début de l'entretien: David est drôle, et Pamela aussi, mais ils trainent avant de démarrer l'interview et de reconnaitre la présence de la journaliste. Ils bavardent une éternité avec des copains qui passent et il répond à des coups de fil sur son portable. A un moment donné, Kate pose une question anodine qui déclenche leurs foudres:
"Ils m'ont traité de salope et de connasse, en disant que c'était 'pour de rire' ---"il faut comprendre cet humour," a précisé quelqu'un. Je ne m'étais jamais fait traiter de connasse par quelqu'un que j'interviewais. C'est une première."
"they ended up calling me a bitch and a cunt, as a "joke"---"you have to understand his humor," someone said. i've never been called a cunt by an interviewee before. this was a first for me."
Parmi les réflexions de Kate sur cette expérience amère: "Je me demande ce que cela fait, de construire son identité uniquement autour de la silicone." Ou encore: "Je prefère encore que les gens m'insultent et soient en colère envers moi, plutôt que de se comporter en robot."

Vous rêvassez à un feu rouge à Beverly Hills quand des touristes dans la voiture d'à côté baissent leur fenêtre et agitent leur Star Map: "Où sont les stars?" hurlent-ils. On a envie de leur dire: "Prenez la première à droite et vous verrez les stars. Elles courent toutes nues en faisant la roue et si vous avez de la chance, vous assisterez à la danse nuptiale d'un mâle devant une femelle." Au lieu de cela, on dit la vérité (toujours décevante): les stars sont partout, il suffit d'être attentif. Au supermarché, au restau de quartier. Kate "rocking" Sullivan est la championne pour identifier les célébrités débraillées derrière leurs lunettes de soleil. En voiture: "Regarde, c'est Beck devant nous!" Au magasin de plantes, elle repère Bianca Jagger tatant un ficus. Son frère Ben attire les stars comme les mouches. Un jour où il essayait de rattraper un chiot dans le quartier, Kirstie Alley a surgi de nulle part pour lui offrir son assistance.

Chers amis à Los Angeles: mon copain Evan Wright va lire des extraits de son livre, Generation Kill, demain soir (dimanche) à la gallerie Media Rare à Bergamot Station à Santa Monica. Evan a passé deux mois en Irak, incorporé dans le 1er Bataillon de Reconnaissance des Marines, une unité d'élite surnommé: "1er Bataillon Suicide." Il était dans le Humvee de tête, l'un des premiers à être entré en Irak et à avoir vu la guerre de près.
Plusieurs Marines cités dans le livre devraient être sur place pour un questions-réponses. Je suis en train de lire ce livre: c'est extraordinaire (et souvent drôle.) Il raconte l'histoire de la guerre du point de vue de ces Marines d'élite. Vous pouvez vous faire une idée en démarrant avec l'article d'Evan à la genèse du livre, "The Killer Elite" en trois volets, publié dans Rolling Stone et toujours en ligne ici (cette série lui a valu un prix prestigieux, le National Magazine Award for excellence in reporting.)
Dans cet entretien pour l'émission Day To Day sur NPR, il décrit certains des hommes dans son Humvee. Ils donnent l'impression au début d'être des Marines bourrins très pro-guerre, mais ces personnages sont beaucoup plus profonds et complexes, comme ce magnifique, sexy guerrier amateur de yoga surnommé "Fruity Rudy." Le magazine People a publié une courte interview avec Evan:
People: COMMENT AVEZ-VOUS REUSSI A VOUS FAIRE ACCEPTER PAR LES SOLDATS?
EW: J'ai travaillé pour le magazine Hustler et ils étaient là, 'Cool'QU'AVEZ-VOUS RESSENTI QUAND LES TIRS ONT COMMENCE?
J'avais peur que je me retrouverais à faire seulement un article sur ces gars dans un Humvee, en route vers Bagdad. En tant que reporter, quand on vous tire dessus, une partie de vous se dit: "Super!"
AVEZ-VOUS UTILISE UNE ARME?
En terrain hostile, vous ne voulez pas avoir un mec assis autour en train de prendre des notes. Alors ils m'ont donné un fusil, mais je ne l'ai pas utilisé. Je me sentais plus en sécurité avec un carnet dans la main.VOUS AVEZ DES CAUCHEMARS?
Non, mais quand je conduis la nuit, je suis toujours aux aguets pour des coups de feux.QUI DEVRAIT VOUS INTERPRETER DANS LE FILM HBO A VENIR?
Kiefer Sutherland. Son visage projette très bien le stress et la confusion.
People:HOW DID YOU GET THE SOLDIERS TO ACCEPT YOU?
EW:I'd worked for Hustler magazine, so they were like, "Cool!"HOW DID YOU FEEL WHEN THE SHOOTING STARTED?
I had worried I might just be doing a story about these guys in a Humvee on a road trip to Baghdad. So as a reporter, you start getting shot at and part of you says, "Great!"
DID YOU USE A WEAPON?
In a hostile area, you don't want to have a guy sitting around trying to get quotes. So they gave me a rifle, but I didn't use it. I felt safer with a notebook in my hand.
DO YOU HAVE NIGHTMARES NOW?
No, but when I'm driving at night, I'm always on the lookout for gunfire.
WHO SHOULD PLAY YOU IN THE UPCOMING HBO FILM?
Kiefer Sutherland. He has a great face for projecting stressed-out and confused.
Rien de tel que de commencer la journée avec 4 heures d'interviews à retranscrire. Aujourd'hui: les acteurs principaux et le réalisateur du "Tour Du Monde en 80 jours", avec Jackie Chan, qui sort bientôt en France et en Suisse. Aux USA, le film s'est fait descendre par la plupart des critiques (moi j'ai aimé!) et a fait un gros flop au box office. Pour une fois, la junket s'est bien déroulée et les stars du film ont été bavardes. (Explications pour les bienheureux qui n'ont jamais entendu parler de junket: vu l'intérêt international croissant pour Hollywood, les journalistes étrangers obtiennent très rarement des entretiens en tête-à-tête avec les stars. Ils dépensent alors une énergie folle pour être accepté à bord d’une junket: des séances d'interviews de stars par des petits groupes de journalistes, dans une chambre d'hotel de luxe sans caractère. Trop souvent, les questions ne volent pas haut et les stars font la tronche.)
Jackie Chan (difficile à comprendre à cause de l’accent, mais très sympathique) a évoqué ses points communs avec Arnold Schwarzenegger (qui fait une apparition pré-Gouvernator très comique dans le film.) Succès ennivrant, culte du corps musclé, gougaterie avec les femmes. Chan a épousé une actrice qu'il a engrossé, l'a cachée un peu partout dans le monde (peur des kidnappings) et, obsédé par sa carrière, n'a pas vu grandir son fils. C'est seulement 20 ans après qu'il est tombé amoureux de sa femme et a établi une relation avec son gamin. Cet interview s’est déroulée un hôtel sur Doheny drive, à Beverly Hills, qui évoque une autre époque, pré-déballages dans la presse, pré-stars-photographiées-débraillées-au-supermarché, pré-junket, bien plus fascinante à mes yeux.
Le producteur français Alain Bernheim réside non loin. Il a démarré à Hollywood après la seconde guerre mondiale comme agent pour la prestigieuse agence Charles Feldman, qui représentait, entre autre, Marilyn Monroe. Elle avait justement un appartement sur Doheny et comme elle avait du mal à se tirer du lit pour aller tourner, l'agence demandait à Alain Bernheim d'aller la réveiller. Elle n'ouvrait pas en peignoir, comme on peut l'imaginer, mais vêtue d'un vieux tee-shirt tâché, avec le maquillage de la veille étalé sur la figure. Il lui fallait un certain temps pour se métamorphoser en Marilyn. Alain Bernheim a passé une fois une soirée dans un piano bar en sa compagnie et se souvient d'une femme très gentille, "peu éduquée, mais futée» et prête à absorber des nouvelles connaissances comme une éponge. Elle avait si peu confiance en ses propres capacités intellectuelles qu’elle reprenait les discours de son amant du moment. A l'époque, c'était Elia Kazan, et elle répétait ses points de vue sur la politique, l'amour, le cinéma.
A la fête du 14 juillet au consulat, je disais à un journaliste français à L.A. à quel point ces histoires de l’âge d’or d’Hollywood étaient incroyablement plus passionnantes que n’importe quelle junket pré-emballée. Il m'a regardée comme si j'étais folle et m'a dit: "Je suis allé à quelques unes de ces junkets. J'ai décidé qu'elles ne méritaient pas que j'y consacre mon temps et mon énergie."
Les correspondants à Hollywood ont cet avantage: un flot continu d'invitations à des projections de presse. Avant le 11 septembre, elles avaient lieu souvent dans les studios eux-mêmes, ce qui était cool. On faisait une petite ballade dans les fausses rues de New York, en longeant les studios de tournage de Friends ou celui des Simpsons, reconnaissable aux murs peints. Désormais, pour des raisons de sécurité, on se retrouve presque tout le temps dans des salles de ciné. Et parfois avec des ados recrutés par des émissions de radio ("hé les jeunes, un ticket gratuit pour voir 'Le jour d'après', ca vous dit?") ce qui tombe à pic. Ils ont tendance à bavarder et à machouiller des sacs géants de pop corn à côté de vous, mais leur réaction est un bon baromètre. Un bon signe: en cas de gros rires, quand le soda ressort par les narines!
Avant de me farcir un énième film de super-héros, je consulte en général le site de Harry Knowles, Ain't it Cool et le génial outil de recherche de critiques de ciné, MRQE. La projo de presse est peut-être gratuite mais on ne veut pas passer 2 ou 3 heures (circulation dans les bouchons comprise) pour voir un navet. Sauf si évidemment, il faut écrire dessus.
L'autre jour, j'ai oublié de jeter un oeil sur AICN avant Catwoman, et bien mal m'en a pris: même en combinaison de cuir moulante S&M, Halle Berry ne parvient pas à sauver le film au scénario débilissime. Sharon Stone, la méchante de l'histoire, joue comme un pic à glace et ne bénéficie même pas des lumières tamisées alors qu'une amie qui l'a rencontrée à une conférence de Bernard Henri Lévy à Los Angeles (!) assure qu'elle est "une très belle femme." Après avoir interviewé Mathieu Kassovitz sur son thriller hollywoodien avec Halle Berry (Gothika) j'étais très curieuse de voir comment le réalisateur français Pitof s'en était sorti. Pas super bien, mais pas de quoi fouetter une grenouille pour autant: sur AICN, Catwoman inspire des commentaires anti-français sur ce "connard de Français" qui a ruiné le film. Un participant y va carrément: "Gardez les réalisateurs/artistes étranger à distance des films de comic books. Pour la plupart, ils ne comprennent pas le genre. C'est aussi simple que ca." Il va être servi: Alain Chabat fait surface à Hollywood avec des projets d'adaptation de comic book. Qu'en pense le fana de comics Jim Treacher?
The other day, I forgot to look up Catwoman on AICN before going, and boy, should have I! Despite the hot leather S&M catsuit, Halle Berry can't save this movie from its idiotic screenplay. Villainess Sharon Stone acts like an ice-pick and doesn't even benefit from the ultra-soft lighting (a shame, since a friend who met her at in L.A. at a conference by French philosopher Bernard Henry Lévy assures me that she is "a very beautiful woman.") After having interviewed Mathieu Kassovitz about his hollywood thriller with Halle Berry (Gothika), I was very curious to see how Pitof, another French director had done here. This didn't go well, but there is nothing to fry a frog about. On AICN, Catwoman inspires anti-French commentaries on this "French fuck" who ruined the movie. One is brutal: "Keep the foreign director/artists AWAY from American comic movies. They (mostly) just dont understand the genre, plain and simple." He won't be disapointed: French director Alain Chabat is showing up Hollywood with several projects of comic book adaptations. What does comics superfan Jim Treacher say?

Et c'est reparti! Salutations de mon petit bureau surchauffé à Los Angeles, avec la nouvelle compilation disco-techno-brésilienne de DJ Dougie de Prague en fond sonore. C'est mon univers: un PC fabriqué par le joueur de basse et génie des ordinateurs Jeff Solomon, un petit drapeau suisse planté dessus, le New York Post, très anti-français mais addictif, la télé bloquée sur la chaine toute info MSNBC et un ventilateur assez pourri acheté pour 5$ à un couple gay stylé lors d'un vide-grenier sur Beachwood Drive (pour les branchés à L.A., avec vue sur le sigle Hollywood. C'est aussi là où sont tournées plusieurs scènes de Joey, la nouvelle sitcom dérivée de Friends, qui n'est pas mal du tout.)
Merci de tous les mots sympas pendant cette retraite offline. Que pensez-vous du nouveau design? Est-ce que le texte est suffisamment lisible (dans le sens, pas trop petit? Pour le style, je ne me fais pas d'illusion, ah ah.)
Pourquoi tant de temps pour redémarrer? La faute à Schwarzie et Wacko Jacko! Sérieusement, j'ai eu mal de boulot depuis l'été où Schwarzenegger a annoncé sa candidature au poste de gouverneur de la Californie. Les soucis judiciaires de Michael Jackson m'ont retenue aussi.
J'ai été décue par les guéguerres vicieuses entre certains blogueurs et les nouvelles volées de commentaires haineux. La campagne électorale américaine n'arrange rien de ce côté de l'Atlantique. On a rarement les bloggers aussi divisés et polarisés et certains blogs que j'adorais sont devenus des professions de foi politique.
Ensuite, j'ai eu des problèmes avec le logiciel de blog Movable Type. Sans Sheila de Tart Graphics, j'y serai encore: elle m'a aidée à refaire le blog en intégrant MT et a été merveilleuse. Merci Sheila! Pour les blogueurs à la recherche d'un nouveau look, elle offre des designs de blogs cool et gratuits sur son site.
Enfin, je n'aime pas vraiment écrire, même si je vis de mes mots d'une certaine façon. Evidemment, tous ces mois sasn blogger censés me permettre de dégager le temps de lire des bouquins ou à répondre aux emails en retard ou à apprendre l'espagnol (cf le débat sur l'utilité d'apprendre l'espagnol en Californie déclenché par ma copine Cathy sur le blog Volokh Conspiracy) ont filé à toute allure, sans grands résultats! Conclusion: autant bloguer, ce qui permet de rester au courant et de lire les uns et les autres ardemment.